Migrants : « Je soutiens le ministre de l’Intérieur allemand et Monsieur Salvini en Italie » déclare Morano
Nadine Morano, députée LR européenne, était l’invitée de Territoires d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Elle appelle à cesser le « discours d’appel d’air » de l’Union européenne aux migrants.

Migrants : « Je soutiens le ministre de l’Intérieur allemand et Monsieur Salvini en Italie » déclare Morano

Nadine Morano, députée LR européenne, était l’invitée de Territoires d’Infos, mercredi matin, sur Public Sénat. Elle appelle à cesser le « discours d’appel d’air » de l’Union européenne aux migrants.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron était à Berlin pour une rencontre avec Angela Merkel à l’occasion d’un conseil franco-allemand, mardi. La question migratoire a notamment été abordée, suite à la polémique de l’Aquarius.

« Moi je soutiens le ministre de l’Intérieur du gouvernement de Madame Merkel, et je pense qu’il a raison de faire preuve de fermeté, tout comme Monsieur Salvini en Italie » déclare Nadine Morano, députée LR européenne. « Tous les peuples européens ne peuvent que soutenir cette politique » martèle-t-elle.

La chancelière allemande et Emmanuel Macron s’efforcent de trouver un accord entre les pays européens pour renvoyer les demandeurs d’asile dans le premier pays où ils ont été enregistrés. « Eux, ce qu’ils voudraient, c’est qu’il y ait plus de solidarité européenne. Il est insupportable et intolérable d’entendre systématiquement la culpabilisation de l’Union européenne, de l’Europe, des États membres, sans jamais se poser une seule fois la question de la responsabilité de l’Union africaine » réplique-t-elle. Selon l’ancienne ministre, un sommet Union africaine et Union européenne aurait été l’initiative « la plus sensée ».

L’eurodéputée rappelle que l’UE finance l’UA à hauteur de 17 milliards d’euros par an pour le développement de l’Afrique. « Les citoyens européens payent de tous les côtés, doivent supporter une immigration imposée, et l’UA s’en lave les mains. Et bien à un moment stop » tranche-t-elle.

Dans l’affaire de l’Aquarius, Nadine Morane est claire : « Les côtes les plus proches, c’était le continent africain ». « Ils sont sur un bateau humanitaire, il y avait donc des médecins, ils ne sont pas sur un canot. La vraie humanité c’est de se dire : pour un qui est sauvé avec ce discours irresponsable de l’Europe, combien d’autres vont périr en mer ? » interroge-t-elle avant d’ajouter : « Ce discours d’appel d’air, en disant nous allons faire la solidarité entre les pays européens, nous allons vous accueillir, c’est une incitation à venir en Europe ».

Pour Nadine Morane la solution est simple : « la responsabilisation de l’UA ». « Quand l’UA traitera ses problèmes, on n’aura plus à traiter les problèmes qui viennent d’un autre continent. Je dis stop à cette culpabilisation de l’UE, à celle des États membres » conclut-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le