Migrations: Dati appelle les pays européens à être « courageux » dans leurs propositions
Rachida Dati, députée européenne du Parti populaire européen (PPE, conservateurs), a appelé vendredi les pays européens à être plus "courageux"...

Migrations: Dati appelle les pays européens à être « courageux » dans leurs propositions

Rachida Dati, députée européenne du Parti populaire européen (PPE, conservateurs), a appelé vendredi les pays européens à être plus "courageux"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Rachida Dati, députée européenne du Parti populaire européen (PPE, conservateurs), a appelé vendredi les pays européens à être plus "courageux" dans leurs propositions pour que la crise migratoire ne soit "pas celle qui portera un coup fatal" à l'Union européenne.

Le sommet de Bruxelles de jeudi et vendredi était celui "de la dernière chance pour trouver une issue acceptable par tous les États membres à la crise migratoire. Acceptable par tous: c’est bien là que le bât blesse, puisque la solidarité revendiquée par les uns devient de l’irresponsabilité pour les autres", a commenté Mme Dati dans un communiqué.

Si elle a salué la volonté inscrite dans l'accord d'"implanter des plateformes de débarquement hors UE pour casser le trafic des passeurs", elle a jugé cela "pas suffisant" et réclamé que "les bateaux qui violent le droit maritime et le droit international (soient) saisis pour envoyer un signal fort des deux côtés de la Méditerranée".

Elle a également plaidé pour un "renforcement" de l'Agence européenne de gardes-frontières Frontex, "l'instauration d'une politique migratoire commune résolument européenne", avec un socle de règles communes, et le principe que "toute décision nationale de refus d'accorder l’asile ou de régulariser soit valable pour tous les États membres".

"Pour que cette crise migratoire ne soit pas la dernière de l’UE, celle qui portera le coup fatal au projet européen, soyons courageux dans nos propositions et entendons la voix de nos peuples, et vite !", a-t-elle exhorté.

"Nous avons été frappés par l'impuissance du gouvernement", a fustigé le secrétaire général délégué de LR, Geoffroy Didier, lors d'une conférence de presse au siège du parti
AFP/Archives

A droite toujours, le secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier, a estimé à rebours d'Emmanuel Macron que "c'est la communication qui l'a emporté" lors du sommet européen, et non "la coopération". "On a là un accord de papier avec des déclarations de principe", qui "malheureusement ne changera rien", a-t-il déploré sur Sud Radio.

"Est-ce que l'accord dit et acte le fait que plus aucun bateau ne sera accepté sur le sol européen ? Non. Est-ce qu'il refuse l'idée qu'il puisse y avoir des hot spots en Europe qui évidemment va faire que des clandestins vont continuer à arriver et qu'une fois qu'ils seront en Europe ils n'en partiront pas ? Non plus. Est-ce que l'accord conditionne l'aide aux pays d'Afrique à une coopération sur la lutte contre l'immigration clandestine ? Non plus", a-t-il énuméré.

Après neuf heures de discussions, le compromis trouvé vendredi en fin de nuit propose une "nouvelle approche" avec la création de "plateformes de débarquement" de migrants en dehors de l'UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

Pour les migrants secourus dans les eaux européennes, des "centres contrôlés" sont proposés, que les Etats membres mettraient en place "sur une base volontaire", et d'où une distinction serait faite "rapidement" entre migrants irréguliers à expulser et demandeurs d'asile légitimes, qui pourraient être répartis dans l'UE, là aussi "sur une base volontaire".

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le