Mineurs isolés : « L’État assumera l’évaluation et l’accueil d’urgence » annonce Édouard Philippe
En attendant les conclusions d’une mission d’évaluation, Édouard Philippe annonce au Congrès de  l'Assemblée des départements de France, 132 millions d’euros de crédits pour venir en aide aux départements dans le cadre de l’accueil des mineurs non accompagnés.

Mineurs isolés : « L’État assumera l’évaluation et l’accueil d’urgence » annonce Édouard Philippe

En attendant les conclusions d’une mission d’évaluation, Édouard Philippe annonce au Congrès de  l'Assemblée des départements de France, 132 millions d’euros de crédits pour venir en aide aux départements dans le cadre de l’accueil des mineurs non accompagnés.
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C’était le sujet où Édouard Philippe était attendu au tournant. L’accueil des mineurs non accompagnés. Cette prérogative relève de la responsabilité des départements au titre de l’aide sociale à l’enfance. Mais cet accueil est en nette augmentation depuis la crise migratoire de ces dernières années. « Nous constations et vous constatez depuis quelques mois, un phénomène plus massif et plus diffus (…) Cette situation n’est pas tenable. Vous vous sentez dépassés par ce mécanisme exceptionnel et extrêmement lourd sur le plan budgétaire » a reconnu le Premier ministre avant d’annoncer que « l’État assumera l’évaluation et l’hébergement d’urgence des personnes se déclarant mineurs entrants dans le dispositif jusqu’à ce que leur minorité soit confirmée » a-t-il annoncé, rappelant  ainsi un engagement du chef de l’État.

Afin d’aider à la mise en place de ces dispositifs d’accueil, le processus de prise en charge spécifique, ou encore la clarification des coûts, Édouard Philippe annonce la mise en place « d’une mission d’expertise paritaire composée « à la fois des représentants des corps d’inspection de l’État et de cadres supérieurs des conseils départementaux ». Cette mission devra rendre ses conclusions avant la fin de l’année.

Enfin, le projet de loi de finances pour 2018 prévoit des crédits supplémentaires de 132 millions d’euros « pour prendre en charge à titre exceptionnel, une partie des surcoûts de l’aide sociale à l’enfance liée à la hausse des mineurs non accompagnés » a-t-il déclaré.

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