Ministère de l’Intérieur : « Il y a besoin d’un patron » estime Roger Marion
Invité de l’émission « On va plus loin », Roger Marion, l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la direction centrale de la police judiciaire et ancien patron de l’antiterrorisme, réagit à la démission de Gérard Collomb au poste de ministre de l’Intérieur et à son remplacement temporaire, par le Premier ministre, Edouard Philippe.

Ministère de l’Intérieur : « Il y a besoin d’un patron » estime Roger Marion

Invité de l’émission « On va plus loin », Roger Marion, l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la direction centrale de la police judiciaire et ancien patron de l’antiterrorisme, réagit à la démission de Gérard Collomb au poste de ministre de l’Intérieur et à son remplacement temporaire, par le Premier ministre, Edouard Philippe.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Lors de l’arrestation du braqueur Redoine Faïd dans la nuit du mardi à mercredi, les policiers n’avaient plus de patron à la tête du ministère de l’Intérieur. Ce n’est que dans la matinée de mercredi, après une passation de pouvoir tendue entre Gérard Collomb et le Premier ministre Edouard Philippe, que les policiers ont « gagné » un ministre de l’intérieur. Mais celui-ci l’est par intérim, le temps que l’exécutif s’organise. « Cette période d’intérim, il faut qu’elle soit la plus court[e] possible » estime Roger Marion, l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la Direction Centrale de la Police Judiciaire et ancien patron de l’antiterrorisme. « Pourquoi aujourd’hui, il y a un intérim ? [c’est] parce que cette démission est tombée le jour du Conseil des ministres et que la place du ministre de l’Intérieur ne pouvait pas rester vacante, lors de ce conseil (…) Le ministère de l’Intérieur c’est le cœur de l’État. »

Et s’il y a du tangage au poste du ministre de l’Intérieur, l’ancien patron de l’antiterrorisme tient à répéter plusieurs fois « qu’au plan technique, la maison est tenue ».

Mais cette période d’instabilité place Beauvau, lorsque Gérard Collomb a annoncé qu’il allait se présenter aux municipales à Lyon, puis lorsqu’il s’est fait refuser une première fois sa démission, a été tout de même très mal vécue par les policiers : « Il y a besoin d’un patron. Il y a besoin d’un chef (…) Ce partage entre l’Intérieur et la ville de Lyon, ce n’était pas une situation viable pendant longtemps. »

À la question de savoir qui pourrait succéder à Edouard Philippe, en intérim à ce poste, et serait le profil parfait, Roger Marion botte vite en touche mais pose tout de même une question : « Est-ce que le ministre de l’Intérieur doit être un homme politique aujourd’hui ou est-ce que cela doit être un technicien ? Est-ce que le ministre de l’Intérieur doit avoir un secrétaire d’État ou un ministre délégué à la sécurité, pour gérer le technique ? Mais vous voyez bien que le technique est géré parce que c’est le corps préfectoral qui tient la maison, avec les trois directeurs généraux qui sont à la tête des services. »

L’important pour l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la direction centrale de la police judiciaire, c’est qu’ « il y ait un cap ».

 

Vous pouvez voir et revoir l’interview de Roger Marion, en intégralité :

interview de Roger Marion, en intégralité :
08:15

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le