Ministère de l’Intérieur : « Il y a besoin d’un patron » estime Roger Marion
Invité de l’émission « On va plus loin », Roger Marion, l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la direction centrale de la police judiciaire et ancien patron de l’antiterrorisme, réagit à la démission de Gérard Collomb au poste de ministre de l’Intérieur et à son remplacement temporaire, par le Premier ministre, Edouard Philippe.

Ministère de l’Intérieur : « Il y a besoin d’un patron » estime Roger Marion

Invité de l’émission « On va plus loin », Roger Marion, l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la direction centrale de la police judiciaire et ancien patron de l’antiterrorisme, réagit à la démission de Gérard Collomb au poste de ministre de l’Intérieur et à son remplacement temporaire, par le Premier ministre, Edouard Philippe.
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Lors de l’arrestation du braqueur Redoine Faïd dans la nuit du mardi à mercredi, les policiers n’avaient plus de patron à la tête du ministère de l’Intérieur. Ce n’est que dans la matinée de mercredi, après une passation de pouvoir tendue entre Gérard Collomb et le Premier ministre Edouard Philippe, que les policiers ont « gagné » un ministre de l’intérieur. Mais celui-ci l’est par intérim, le temps que l’exécutif s’organise. « Cette période d’intérim, il faut qu’elle soit la plus court[e] possible » estime Roger Marion, l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la Direction Centrale de la Police Judiciaire et ancien patron de l’antiterrorisme. « Pourquoi aujourd’hui, il y a un intérim ? [c’est] parce que cette démission est tombée le jour du Conseil des ministres et que la place du ministre de l’Intérieur ne pouvait pas rester vacante, lors de ce conseil (…) Le ministère de l’Intérieur c’est le cœur de l’État. »

Et s’il y a du tangage au poste du ministre de l’Intérieur, l’ancien patron de l’antiterrorisme tient à répéter plusieurs fois « qu’au plan technique, la maison est tenue ».

Mais cette période d’instabilité place Beauvau, lorsque Gérard Collomb a annoncé qu’il allait se présenter aux municipales à Lyon, puis lorsqu’il s’est fait refuser une première fois sa démission, a été tout de même très mal vécue par les policiers : « Il y a besoin d’un patron. Il y a besoin d’un chef (…) Ce partage entre l’Intérieur et la ville de Lyon, ce n’était pas une situation viable pendant longtemps. »

À la question de savoir qui pourrait succéder à Edouard Philippe, en intérim à ce poste, et serait le profil parfait, Roger Marion botte vite en touche mais pose tout de même une question : « Est-ce que le ministre de l’Intérieur doit être un homme politique aujourd’hui ou est-ce que cela doit être un technicien ? Est-ce que le ministre de l’Intérieur doit avoir un secrétaire d’État ou un ministre délégué à la sécurité, pour gérer le technique ? Mais vous voyez bien que le technique est géré parce que c’est le corps préfectoral qui tient la maison, avec les trois directeurs généraux qui sont à la tête des services. »

L’important pour l’ancien directeur central adjoint chargé des affaires criminelles à la direction centrale de la police judiciaire, c’est qu’ « il y ait un cap ».

 

Vous pouvez voir et revoir l’interview de Roger Marion, en intégralité :

interview de Roger Marion, en intégralité :
08:15

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