Mobilisations des « gilets jaunes » : « Un monstre qui a échappé à ses géniteurs » selon Castaner
Face à des « des éléments radicaux, des factieux qui vont à nouveau tenter de se mobiliser », le ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi un dispositif sécuritaire « de grande envergure » axé sur plus de « mobilité » et de « réactivité » samedi lors de « l'acte IV » des « gilets jaunes ».

Mobilisations des « gilets jaunes » : « Un monstre qui a échappé à ses géniteurs » selon Castaner

Face à des « des éléments radicaux, des factieux qui vont à nouveau tenter de se mobiliser », le ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi un dispositif sécuritaire « de grande envergure » axé sur plus de « mobilité » et de « réactivité » samedi lors de « l'acte IV » des « gilets jaunes ».
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Par AFP

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« Au vu des éléments de renseignements dont nous disposons, tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser », a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à la veille de ce quatrième week-end de mobilisation.

Les autorités n'attendent « que quelques milliers de personnes (à Paris) mais dans ces personnes, il y a des gens ultraviolents », a-t-il affirmé, déplorant que « ces trois dernières semaines (de mobilisation) ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs ».

« Maintenant, place à la République, place à nos valeurs, place au respect du droit, place au dialogue et à la réconciliation, place à la paix et à la protection », a-t-il exhorté.

Christophe Castaner a estimé que cette mobilisation rassemblait désormais « à peu près 10.000 (personnes) dans toute la France ».

« Dix mille personnes, ce n'est pas le peuple, ce n'est pas la France, c'est une petite minorité », a-t-il estimé, en soulignant que cette minorité comprenait « des personnes pacifiques et bien intentionnées » mais « aussi des personnes qui se sont radicalisées, (...) qui sont tombées dans la violence et dans la haine, une haine attisée par les complotistes de tout poil et exploitée par des groupuscules extrémistes qui rêvent de faire vaciller la République ».

Le ministre n'a également « pas exclu » la présence de militants étrangers violents, « comme ça a été le cas le 1er mai », parmi 1.200 « black blocs » qui avaient manifesté à Paris. « Nous redoutons cette mobilisation-là », a-t-il déclaré, affirmant que « des personnels de l'Arc de Triomphe disaient avoir vu un Allemand et un Portugais casser au sein de l'Arc de Triomphe » samedi dernier.

Au total, 89.000 policiers et gendarmes seront mobilisés samedi en France, dont 8.000 à Paris où une douzaine de véhicules blindés à roues de la gendarmerie seront également déployés, pour la première fois dans la capitale.

Ces véhicules blindés, « ce n'est pas l'armée, ce ne sont pas les chars, ce sont des moyens spécialisés de la gendarmerie nationale qui permettent notamment de dégager les barricades », a précisé Christophe Castaner.

Après les spectaculaires violences et dégradations des précédents week-ends de mobilisation, « nous avons fait évoluer ce dispositif (...) dans le sens d'une plus grande réactivité avec la volonté d'une plus grande mobilité pour répondre plus efficacement à la stratégie de dispersion et de mouvement qui est celle des casseurs », a-t-il ajouté.

Il a également annoncé qu'il allait déposer plainte contre le député et leader du mouvement Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pour ses propos accusant les « petits casseurs de M. Castaner » d'avoir saccagé l'Arc de Triomphe samedi dernier.

 

« Pour l'honneur de ces femmes et de ces hommes (des forces de l'ordre, NDLR), j'ai décidé de porter plainte contre M. Nicolas Dupont-Aignan qui, sans vergogne, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, a osé affirmer, je le cite, que c'étaient les petits casseurs de M. Castaner qui avaient saccagé l'Arc de Triomphe. On verra si ce monsieur ose nous opposer son statut parlementaire. Il ajouterait alors la honte à l'indignité », a-t-il-déclaré.

 

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