Mobilisations des « gilets jaunes » : « Un monstre qui a échappé à ses géniteurs » selon Castaner
Face à des « des éléments radicaux, des factieux qui vont à nouveau tenter de se mobiliser », le ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi un dispositif sécuritaire « de grande envergure » axé sur plus de « mobilité » et de « réactivité » samedi lors de « l'acte IV » des « gilets jaunes ».

Mobilisations des « gilets jaunes » : « Un monstre qui a échappé à ses géniteurs » selon Castaner

Face à des « des éléments radicaux, des factieux qui vont à nouveau tenter de se mobiliser », le ministre de l'Intérieur a confirmé vendredi un dispositif sécuritaire « de grande envergure » axé sur plus de « mobilité » et de « réactivité » samedi lors de « l'acte IV » des « gilets jaunes ».
Public Sénat

Par AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Au vu des éléments de renseignements dont nous disposons, tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser », a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à la veille de ce quatrième week-end de mobilisation.

Les autorités n'attendent « que quelques milliers de personnes (à Paris) mais dans ces personnes, il y a des gens ultraviolents », a-t-il affirmé, déplorant que « ces trois dernières semaines (de mobilisation) ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs ».

« Maintenant, place à la République, place à nos valeurs, place au respect du droit, place au dialogue et à la réconciliation, place à la paix et à la protection », a-t-il exhorté.

Christophe Castaner a estimé que cette mobilisation rassemblait désormais « à peu près 10.000 (personnes) dans toute la France ».

« Dix mille personnes, ce n'est pas le peuple, ce n'est pas la France, c'est une petite minorité », a-t-il estimé, en soulignant que cette minorité comprenait « des personnes pacifiques et bien intentionnées » mais « aussi des personnes qui se sont radicalisées, (...) qui sont tombées dans la violence et dans la haine, une haine attisée par les complotistes de tout poil et exploitée par des groupuscules extrémistes qui rêvent de faire vaciller la République ».

Le ministre n'a également « pas exclu » la présence de militants étrangers violents, « comme ça a été le cas le 1er mai », parmi 1.200 « black blocs » qui avaient manifesté à Paris. « Nous redoutons cette mobilisation-là », a-t-il déclaré, affirmant que « des personnels de l'Arc de Triomphe disaient avoir vu un Allemand et un Portugais casser au sein de l'Arc de Triomphe » samedi dernier.

Au total, 89.000 policiers et gendarmes seront mobilisés samedi en France, dont 8.000 à Paris où une douzaine de véhicules blindés à roues de la gendarmerie seront également déployés, pour la première fois dans la capitale.

Ces véhicules blindés, « ce n'est pas l'armée, ce ne sont pas les chars, ce sont des moyens spécialisés de la gendarmerie nationale qui permettent notamment de dégager les barricades », a précisé Christophe Castaner.

Après les spectaculaires violences et dégradations des précédents week-ends de mobilisation, « nous avons fait évoluer ce dispositif (...) dans le sens d'une plus grande réactivité avec la volonté d'une plus grande mobilité pour répondre plus efficacement à la stratégie de dispersion et de mouvement qui est celle des casseurs », a-t-il ajouté.

Il a également annoncé qu'il allait déposer plainte contre le député et leader du mouvement Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pour ses propos accusant les « petits casseurs de M. Castaner » d'avoir saccagé l'Arc de Triomphe samedi dernier.

 

« Pour l'honneur de ces femmes et de ces hommes (des forces de l'ordre, NDLR), j'ai décidé de porter plainte contre M. Nicolas Dupont-Aignan qui, sans vergogne, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, a osé affirmer, je le cite, que c'étaient les petits casseurs de M. Castaner qui avaient saccagé l'Arc de Triomphe. On verra si ce monsieur ose nous opposer son statut parlementaire. Il ajouterait alors la honte à l'indignité », a-t-il-déclaré.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le