Montchalin (LREM): l’UE doit avoir un « Monsieur Réfugiés » et revoir le règlement de Dublin
La députée LREM Amélie de Montchalin a estimé mardi que l'Union européenne allait devoir "revoir en profondeur" le règlement de...

Montchalin (LREM): l’UE doit avoir un « Monsieur Réfugiés » et revoir le règlement de Dublin

La députée LREM Amélie de Montchalin a estimé mardi que l'Union européenne allait devoir "revoir en profondeur" le règlement de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La députée LREM Amélie de Montchalin a estimé mardi que l'Union européenne allait devoir "revoir en profondeur" le règlement de Dublin, et se doter d'une Madame ou d'un "Monsieur Réfugiés" qui chapeauterait "un cadre commun".

Interrogée sur Radio Classique sur la nécessité de créer un tel poste au niveau européen pour coordonner toutes les politiques à destination des migrants, elle a estimé que "c'est probablement urgent d'en avoir un ou une".

Elle a dit espérer que la "mission de suivre la mise en oeuvre concrète et l'avancée concrète de ce que les Européens décideront en conclave" sera confiée "à quelqu'un", "après la réunion d'aujourd'hui et le conseil européen du 29 juin" , a-t-elle ajouté.

"Nous voulons dans la phase qui s'ouvrira après les élections de 2019 en faire un axe majeur en ayant une responsabilité commune, un cadre commun, un budget commun" pour gérer au mieux l'arrivée des migrants, a-t-elle précisé.

Elle a par ailleurs rappelé la proposition d'Emmanuel Macron d'"une agence" qui financerait les collectivités locales accueillant des migrants, car elles sont confrontées à "des questions très concrètes": où vont les enfants à l'école, comment accompagner les familles avec les services sociaux, comment financer les cantines, a-t-elle énuméré. "Ça, ça doit se régler au niveau européen", a estimé Mme de Montchalin, par ailleurs membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

"C'est un défi qu'il va falloir régler le plus activement possible, il va falloir revoir en profondeur le règlement de Dublin (qui fait supporter aux pays d’arrivée le nombre le plus important de migrants, NDLR), c'est un sujet où il va falloir mettre beaucoup d'énergie aujourd'hui et de manière urgente, et dans le temps", a-t-elle ajouté.

Mme de Montchalin s'exprimait alors qu'Emmanuel Macron retrouve mardi à Berlin Angela Merkel, politiquement fragilisée, pour tenter d'afficher un front uni sur les sujets ultra-sensibles des tensions politiques autour des migrants et de la réforme de l'Europe post-Brexit, à 10 jours d'un sommet de l'UE.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le