Montebourg appelle à une « reconquête de notre souveraineté » et une « reconstruction écologique »
L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg appelle mercredi dans Libération à une "reconquête de notre souveraineté" et à ...

Montebourg appelle à une « reconquête de notre souveraineté » et une « reconstruction écologique »

L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg appelle mercredi dans Libération à une "reconquête de notre souveraineté" et à ...
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L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg appelle mercredi dans Libération à une "reconquête de notre souveraineté" et à "une reconstruction écologique" basée sur un Etat fort pour sortir de la crise du Covid-19, des propos salués par l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Retiré de la vie politique et entrepreneur depuis plusieurs années, M. Montebourg confie "une vision, une analyse" et "chacun en fera ce qu'il voudra".

Il estime que la crise sanitaire fait éprouver aux Français "un sentiment d'humiliation": "en matière sanitaire notre Etat a été imprévoyant" et "incapable de faire face" alors que "notre pays s’est soudé dans son histoire à travers la construction d’un Etat fort qui unifie et protège".

Les "cures d’austérité" que l'Union européenne a "imposées" ont "détruit les services publics", "des décisions qui, aujourd’hui, se paient en morts dans nos hôpitaux et nos Ehpad", a dénoncé l'ancien ministre du Redressement productif.

Arnaud Montebourg s'est interrogé sur l'annonce par Emmanuel Macron de politiques de rupture à venir dans les prochains mois: "Le chef de l’Etat est-il le mieux placé pour mener une politique de patriotisme économique, après avoir laissé filer Alstom, Technip, Alcatel, et combien d’autres ? (...) A Bercy, lorsque j’ai proposé des nationalisations, Emmanuel Macron expliquait que l’on n'était +pas au Venezuela+ et aujourd'hui lui-même propose donc de +faire le Venezuela+".

M. Montebourg propose pour sa part "une reconstruction majeure de l'Etat", à l'organisation actuellement "obsolète", pour "affirmer nos intérêts collectifs face aux marchés".

Il prône la "reconquête de notre souveraineté au sens large: alimentaire, technique, numérique, énergétique", mais aussi une "reconstruction écologique": "le moins d'importations possible, une économie davantage tournée vers le marché intérieur continental, avec des bons salaires et de meilleurs prix pour rémunérer ceux qui produisent ici".

Arnaud Montebourg assume aussi de vouloir "faire tourner la planche à billets comme l'ont fait la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale américaine après la crise de 2008".

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est réjoui dans un tweet, mercredi: "Passionnante interview d'Arnaud Montebourg. Je note la convergence des préoccupations, parfois au mot près ! Bravo."

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