Montebourg: « je demanderai la renégociation des accords de Schengen »
L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affirmé jeudi sur BFMTV qu'il demanderait s'il est élu président...

Montebourg: « je demanderai la renégociation des accords de Schengen »

L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affirmé jeudi sur BFMTV qu'il demanderait s'il est élu président...
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L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affirmé jeudi sur BFMTV qu'il demanderait s'il est élu président de la République la "renégociation des accords de Schengen", afin de mieux lutter contre la menace terroriste.

"Il est inéluctable que nous demandions, et je demanderai la renégociation des accords de Schengen, qui datent de 1990, qui ont été faits à une époque très pacifique où nous étions dans une autre période et où les menaces n'étaient pas celles que nous connaissons aujourd'hui", a déclaré M. Montebourg, interrogé sur les mesures concrètes que lui inspiraient les pérégrinations européennes d'Anis Amri, l'auteur présumé de l'attentat de Berlin.

"On ne peut pas déléguer à l'Union européenne un certain nombre de compétences qui nous empêchent d'exercer les nôtres, si ces compétences exercées sur le plan collectif et fédéral n'ont pas d'efficacité. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut avoir un double système: contrôle des frontières nationales, contrôle des frontières européennes. Nous pouvons parfaitement travailler en conjugaison, main dans la main", a-t-il justifié.

"Il est normal que de façon aléatoire un Etat puisse maîtriser ses frontières, de façon permanente", a encore expliqué M. Montebourg, pour qui cela ne signifie pas qu'il faille "supprimer le système actuel".

M. Montebourg a par ailleurs défendu son projet de créer un parquet national antiterroriste -une mesure soutenue notamment par Nicolas Sarkozy, et rejetée par le procureur de Paris François Molins- en rappelant que l'ancien conseiller de Christiane Taubira, Michel Debacq, ancien chef de la section antiterroriste du parquet de Paris, y était favorable.

"Il faut spécialiser toute la chaîne pénale (...) jusqu'au juge d'application des peines", a estimé le candidat à la primaire du PS et de ses alliés.

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