Montebourg veut abroger la loi travail « dans sa totalité »
Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le Parti socialiste, souhaite abroger la loi travail "dans sa totalité"...

Montebourg veut abroger la loi travail « dans sa totalité »

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le Parti socialiste, souhaite abroger la loi travail "dans sa totalité"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le Parti socialiste, souhaite abroger la loi travail "dans sa totalité" car la branche "doit être le lieu de la négociation", a-t-il précisé mardi.

"Cette loi doit être abrogée, et si elle est abrogée, (elle doit l'être) dans sa totalité", a-t-il déclaré lors d'une rencontre organisée par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

"S'il est des éléments dont il faudra reprendre l'utilité, nous les reprendrons, sous la méthode des discussions avec les partenaires sociaux mais également avec le Parlement", a-t-il ajouté.

Parmi les dispositifs pouvant faire l'objet de discussions, il a évoqué des éléments "intéressants" comme le droit à la déconnexion ou le compte personnel d'activité (CPA).

Il a vivement critiqué l'"inversion de la hiérarchie des normes" instituée par la loi travail, qui fait primer les accords d'entreprise sur les conventions de branche en matière de temps de travail.

"La branche doit être le lieu de la négociation, de l'adaptation du droit du travail", a précisé l'ancien ministre.

Il s'est notamment dit favorable à "un code PME" branche par branche, qui puisse différencier le droit selon la taille de l'entreprise.

"On ne peut pas traiter de la même manière les très grands groupes, qui ont des moyens considérables pour la mise en oeuvre du droit du travail, et de petites entreprises qui n'ont pas le temps, les moyens de se consacrer à un droit de plus en plus incertain".

Pour M. Montebourg, la loi travail "a un péché capital qui n'est pas réparable: elle considère que la responsabilité du chômage est en rapport avec le droit du travail".

Cette position n'est ni "juste", ni "vraie", car "avec le même code du travail, le gouvernement Jospin a créé plus d'un million d'emplois en 2000" -- année du passage aux 35 heures, a-t-il souligné.

Deuxième "péché", la condition dans laquelle la loi a été adoptée: "pas de discussion avec les organisations syndicales, pas de discussions parlementaires (avec) le 49-3 à répétition".

Il a jugé "incompréhensible que la CFDT défende" cette loi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le