Moralisation: Cambadélis votera le projet mais souligne la « contradiction majeure » du maintien de Ferrand
Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a salué vendredi le projet de loi pour la moralisation de la vie publique qu'il votera...

Moralisation: Cambadélis votera le projet mais souligne la « contradiction majeure » du maintien de Ferrand

Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a salué vendredi le projet de loi pour la moralisation de la vie publique qu'il votera...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a salué vendredi le projet de loi pour la moralisation de la vie publique qu'il votera s'il est réélu député, et de nouveau critiqué la "contradiction majeure" du maintien de Richard Ferrand au gouvernement.

Les projets de textes pour "restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique" présentés par le garde des Sceaux François Bayrou jeudi sont "dans la continuité de ce que nous avons fait" pendant le quinquennat de François Hollande, a estimé le premier secrétaire du Parti socialiste sur Europe 1, même s'il "faudra sûrement préciser un certain nombre de sujets".

Interrogé sur l'interdiction de cumuler plus de trois mandats successifs, prévue dans ces textes, le député de Paris, qui brigue un sixième mandat, a noté que nombreux responsables politiques de tous bords étaient concernés, y compris au sein du gouvernement.

"Quand on veut secouer le cocotier, on regarde quand même ce qu'il y a dessus", a-t-il dit, même si "évidemment, c'est une mesure salutaire, de respiration de notre démocratie".

Il a en revanche estimé que le maintien au gouvernement de Richard Ferrand était "une contradiction majeure", alors que le parquet de Brest a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires et sa compagne.

"Il devrait de lui-même quitter sa responsabilité parce qu'il obscurcit tout le débat politique, on ne parle que de ça, et lui ne peut pas exercer sa fonction puisqu'on ne lui parle que de ça", a-t-il dit.

M. Cambadélis, qui a été condamné à deux reprises dans des affaires d'emplois fictifs en 2000 et 2006, a argué: "à l'époque, je m'étais retiré".

"Dans ces cas, il faut pouvoir plaider et défendre votre intégrité (...) or là, il ne peut pas le faire. C'est une situation à la fois difficile pour lui et impossible pour nous", a-t-il jugé.

Il a de nouveau souhaité que le projet de réforme du code du travail par ordonnances voulu par le gouvernement soit rendu public avant les législatives des 11 et 18 juin.

"C'est la réforme majeure de ce quinquennat, et nous allons aux élections sans la connaître (...) c'est pas un déni de démocratie ça ? Quand on parle de la transparence, quand on parle de la moralisation ? est-ce qu'il est acceptable que les Français ne soient pas informés ?", s'est-il insurgé.

"On a besoin d'un texte pour pouvoir se prononcer", a conclu M. Cambadélis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Moralisation: Cambadélis votera le projet mais souligne la « contradiction majeure » du maintien de Ferrand
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le