Moralisation de la vie publique: Philippe préfère « les règles claires » à l’inquisition
Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe, interrogé sur le projet de loi de moralisation publique dont Emmanuel Macron a...

Moralisation de la vie publique: Philippe préfère « les règles claires » à l’inquisition

Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe, interrogé sur le projet de loi de moralisation publique dont Emmanuel Macron a...
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Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe, interrogé sur le projet de loi de moralisation publique dont Emmanuel Macron a promis le dépôt avant les élections législatives, a expliqué jeudi préférer "les règles claires plutôt que l'inquisition".

"A titre personnel je préfère les règles claires plutôt que l'inquisition", a déclaré le Premier ministre sur France Inter.

"Dans le texte qui viendra nous aurons à définir des règles claires: qu'est-ce qui est autorisé, qu'est-ce qui ne l'est pas. Beaucoup plus que cette transparence absolue dont j'observe d'ailleurs qu'elle suscite questions, questions et questions", a poursuivi M. Philippe.

"Le Garde des Sceaux (François Bayrou) sera chargé de proposer toute une série d'initiatives et je pense que nous irons beaucoup plus loin dans cette voie", a ajouté le Premier ministre. Mercredi, M. Bayrou a confirmé que le projet de loi serait "sur la table" du Conseil des ministres avant les élections législatives (11-18 juin).

"Le sujet, c'est comment nous rétablissons le lien de confiance entre les Français et ceux qui exercent des responsabilités publiques", a relevé le chef du gouvernement pour qui "la bonne réponse à apporter, c'est des résultats et de la confiance retrouvée".

"Je ne prétends par à l'exemplarité en la matière. Il se trouve qu'à titre personnel je n'aime pas beaucoup parler de ma vie privée et que donc l'impératif de transparence absolue ne m'a jamais enchanté à titre personnel", a dit M. Philippe, qui n'a pas voté la loi sur la transparence de 2013 et n'avait pas renseigné l'ensemble des demandes dans sa première déclaration d'intérêt et de patrimoine en tant que député en 2014.

"J'ai répondu à un certain nombre de questions lorsqu'elles étaient posées avec une forme de mauvaise humeur, elle n'est jamais bonne conseillère. Je crois que l'incident est clos puisque la Haute autorité a indiqué d'abord qu'elle avait désormais suffisamment d'éléments pour répondre aux questions qui étaient posées, et par ailleurs j'ai obtenu quitus de ladite Haute autorité pour les déclarations de patrimoine que j'ai faites ultérieurement", a dit le Premier ministre.

Selon le programme du candidat Macron, le projet de loi doit interdire à tout élu ou ministre d'embaucher un membre de sa famille. Sera également interdit aux parlementaires l'exercice d'activités de conseil parallèlement à leur mandat. M. Macron souhaite aussi l'interdiction de plus de trois mandats identiques successifs, et veut imposer un casier judiciaire vierge aux candidats aux élections.

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