Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des régions, la responsabilité de l'apprentissage aux branches professionnelles serait "inacceptable".

Dans le cadre de la réforme de l'apprentissage, annoncée pour le printemps par le gouvernement, le Medef avait proposé en décembre de faire passer cette responsabilité des régions aux branches professionnelles.

"Confier l'apprentissage au Medef et aux branches professionnelles c'est une privatisation pure et simple", a dénoncé M. Morin sur Public Sénat.

Pour M. Morin, cette décision serait "inacceptable" car elle permettrait aux branches seules de déterminer les conditions d'apprentissage, alors que cette compétence relève selon lui du "service public" puisqu'elle a trait à "l'enseignement".

Le président de l'Association des régions de France a aussi jugé que la proposition du Medef pourrait "créer une séparation entre le monde de l'apprentissage, financé par le Medef, et l'apprentissage des lycées professionnels".

"En clair, on va créer un mur entre les lycées professionnels et l'apprentissage, alors qu'il faudrait (...) un ensemble cohérent", a affirmé M. Morin, pour qui il n'y a déjà "pas assez d'apprentis en France".

Actuellement, les régions sont les seules habilitées à créer des Centre de formation des apprentis (CFA): elles gèrent tous les investissements les concernant mais aussi les aides aux entreprises (prime apprentissage).

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le