Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des régions, la responsabilité de l'apprentissage aux branches professionnelles serait "inacceptable".

Dans le cadre de la réforme de l'apprentissage, annoncée pour le printemps par le gouvernement, le Medef avait proposé en décembre de faire passer cette responsabilité des régions aux branches professionnelles.

"Confier l'apprentissage au Medef et aux branches professionnelles c'est une privatisation pure et simple", a dénoncé M. Morin sur Public Sénat.

Pour M. Morin, cette décision serait "inacceptable" car elle permettrait aux branches seules de déterminer les conditions d'apprentissage, alors que cette compétence relève selon lui du "service public" puisqu'elle a trait à "l'enseignement".

Le président de l'Association des régions de France a aussi jugé que la proposition du Medef pourrait "créer une séparation entre le monde de l'apprentissage, financé par le Medef, et l'apprentissage des lycées professionnels".

"En clair, on va créer un mur entre les lycées professionnels et l'apprentissage, alors qu'il faudrait (...) un ensemble cohérent", a affirmé M. Morin, pour qui il n'y a déjà "pas assez d'apprentis en France".

Actuellement, les régions sont les seules habilitées à créer des Centre de formation des apprentis (CFA): elles gèrent tous les investissements les concernant mais aussi les aides aux entreprises (prime apprentissage).

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le