Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des régions, la responsabilité de l'apprentissage aux branches professionnelles serait "inacceptable".

Dans le cadre de la réforme de l'apprentissage, annoncée pour le printemps par le gouvernement, le Medef avait proposé en décembre de faire passer cette responsabilité des régions aux branches professionnelles.

"Confier l'apprentissage au Medef et aux branches professionnelles c'est une privatisation pure et simple", a dénoncé M. Morin sur Public Sénat.

Pour M. Morin, cette décision serait "inacceptable" car elle permettrait aux branches seules de déterminer les conditions d'apprentissage, alors que cette compétence relève selon lui du "service public" puisqu'elle a trait à "l'enseignement".

Le président de l'Association des régions de France a aussi jugé que la proposition du Medef pourrait "créer une séparation entre le monde de l'apprentissage, financé par le Medef, et l'apprentissage des lycées professionnels".

"En clair, on va créer un mur entre les lycées professionnels et l'apprentissage, alors qu'il faudrait (...) un ensemble cohérent", a affirmé M. Morin, pour qui il n'y a déjà "pas assez d'apprentis en France".

Actuellement, les régions sont les seules habilitées à créer des Centre de formation des apprentis (CFA): elles gèrent tous les investissements les concernant mais aussi les aides aux entreprises (prime apprentissage).

Partager cet article

Dans la même thématique

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
4min

Politique

Réquisitions contre Marine Le Pen : « J'attends avec impatience le jugement, parce qu'on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle », déclare Laurent Jacobelli

Quatre ans de prison, dont un ferme aménageable, et cinq ans d'inéligibilité ont été requis mardi contre Marine Le Pen dans le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN. En revanche, à l’inverse de la condamnation de première instance, aucune exécution provisoire n’a été demandée par le parquet. « Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste », estime Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN.

Le

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le