Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des régions, la responsabilité de l'apprentissage aux branches professionnelles serait "inacceptable".

Dans le cadre de la réforme de l'apprentissage, annoncée pour le printemps par le gouvernement, le Medef avait proposé en décembre de faire passer cette responsabilité des régions aux branches professionnelles.

"Confier l'apprentissage au Medef et aux branches professionnelles c'est une privatisation pure et simple", a dénoncé M. Morin sur Public Sénat.

Pour M. Morin, cette décision serait "inacceptable" car elle permettrait aux branches seules de déterminer les conditions d'apprentissage, alors que cette compétence relève selon lui du "service public" puisqu'elle a trait à "l'enseignement".

Le président de l'Association des régions de France a aussi jugé que la proposition du Medef pourrait "créer une séparation entre le monde de l'apprentissage, financé par le Medef, et l'apprentissage des lycées professionnels".

"En clair, on va créer un mur entre les lycées professionnels et l'apprentissage, alors qu'il faudrait (...) un ensemble cohérent", a affirmé M. Morin, pour qui il n'y a déjà "pas assez d'apprentis en France".

Actuellement, les régions sont les seules habilitées à créer des Centre de formation des apprentis (CFA): elles gèrent tous les investissements les concernant mais aussi les aides aux entreprises (prime apprentissage).

Partager cet article

Dans la même thématique

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le