Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Hervé Morin (Les Centristes), président de l'Association des régions de France, a jugé lundi que confier, au détriment des régions, la responsabilité de l'apprentissage aux branches professionnelles serait "inacceptable".

Dans le cadre de la réforme de l'apprentissage, annoncée pour le printemps par le gouvernement, le Medef avait proposé en décembre de faire passer cette responsabilité des régions aux branches professionnelles.

"Confier l'apprentissage au Medef et aux branches professionnelles c'est une privatisation pure et simple", a dénoncé M. Morin sur Public Sénat.

Pour M. Morin, cette décision serait "inacceptable" car elle permettrait aux branches seules de déterminer les conditions d'apprentissage, alors que cette compétence relève selon lui du "service public" puisqu'elle a trait à "l'enseignement".

Le président de l'Association des régions de France a aussi jugé que la proposition du Medef pourrait "créer une séparation entre le monde de l'apprentissage, financé par le Medef, et l'apprentissage des lycées professionnels".

"En clair, on va créer un mur entre les lycées professionnels et l'apprentissage, alors qu'il faudrait (...) un ensemble cohérent", a affirmé M. Morin, pour qui il n'y a déjà "pas assez d'apprentis en France".

Actuellement, les régions sont les seules habilitées à créer des Centre de formation des apprentis (CFA): elles gèrent tous les investissements les concernant mais aussi les aides aux entreprises (prime apprentissage).

Partager cet article

Dans la même thématique

Morin veut que les régions gardent la mainmise sur l’apprentissage
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le