Mort de 13 soldats : l’émotion du Sénat face à un drame qui l’atteint personnellement
Par la voix de Gérard Larcher, l’hémicycle du Sénat a exprimé sa « très vive émotion » à la reprise des travaux cet après-midi, après l’accident meurtrier survenu au cours d’une manœuvre préparatoire au Mali. Une longue minute de silence a été observée pour témoigner de la compassion des sénateurs.

Mort de 13 soldats : l’émotion du Sénat face à un drame qui l’atteint personnellement

Par la voix de Gérard Larcher, l’hémicycle du Sénat a exprimé sa « très vive émotion » à la reprise des travaux cet après-midi, après l’accident meurtrier survenu au cours d’une manœuvre préparatoire au Mali. Une longue minute de silence a été observée pour témoigner de la compassion des sénateurs.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Jamais depuis l’attentat du Drakkar au Liban en 1983, au cours duquel 58 parachutistes avaient perdu la vie, l’Armée de Terre n’avait connu un tel drame. Ce mardi, quelques heures après l’annonce de la mort de 13 militaires de la force Barkhane dans un accident d’hélicoptère au Mali, le Sénat a rendu, au moment de la reprise de l’examen du Budget 2020, un hommage appuyé à ces victimes. « C’est avec une extrême tristesse et une très vive émotion que nous avons appris la disparition de 13 militaires français survenus au Mali la nuit dernière », s’est confié le président du Sénat Gérard Larcher à la tribune. Une « nouvelle épreuve », « l’une des plus dures », selon lui.

« Au nom du Sénat tout entier, je veux saluer le courage et l’abnégation de ces militaires de l’Armée de terre, six officiers, six sous-officiers, un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans l’essentiel combat contre le terrorisme djihadiste au Sahel », a-t-il enchaîné. Assurant de la « profonde compassion » de ses collègues, Gérard Larcher a présenté aux familles leurs « condoléances les plus attristées ». Il a notamment exprimé une « pensée toute particulière » pour la famille d’un de leurs collègues, sans qu’il soit cité, mais dont personne dans l’hémicycle n'ignorait l’identité. Il s’agit de Jean-Marie Bockel, sénateur centriste du Haut-Rhin, qui a perdu son fils Pierre, lieutenant, dans l’accident.

Le bilan de la nuit dernière est d’un niveau rarement atteint lors d’une opération extérieure. Un monument aux morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963 – le dixième Haut lieu de la mémoire nationale – avait d’ailleurs été inauguré le 11 novembre à Paris, au cœur du jardin André-Citroën. « D’autres noms vont ainsi hélas s’ajouter aux 549 noms de militaires morts pour la France inscrits », a conclu Gérard Larcher.

L’hémicycle s’est recueilli au cours d’une minute de silence, particulièrement lourde :

Minute de silence au Sénat après la mort de 13 militaires français au Mali
01:06

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le