Mort de l’ex-présidente du Parlement européen Nicole Fontaine
L'ancienne présidente centriste du Parlement européen et ex-ministre de Jacques Chirac Nicole Fontaine est décédée jeudi à l'âge...

Mort de l’ex-présidente du Parlement européen Nicole Fontaine

L'ancienne présidente centriste du Parlement européen et ex-ministre de Jacques Chirac Nicole Fontaine est décédée jeudi à l'âge...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancienne présidente centriste du Parlement européen et ex-ministre de Jacques Chirac Nicole Fontaine est décédée jeudi à l'âge de 76 ans, a-t-on appris vendredi auprès de son ancien collègue du gouvernement Raffarin, Dominique Bussereau.

Emmanuel Macron a salué une femme "engagée qui, pendant trente-cinq ans de sa vie, aura mené le combat de la construction européenne", dans la "grande tradition de la démocratie chrétienne", selon un communiqué de l’Élysée. Le président français a souligné aussi "son engagement pour l'éducation".

Née le 16 janvier 1942 près de Fécamp (Seine-Maritime), cette ancienne avocate et responsable de l'enseignement catholique s'était fait connaître en 1984 lors de la mobilisation contre le projet de loi Savary sur l'école privée, finalement retiré par François Mitterrand sous la pression de la rue.

Eurodéputée de 1984 à 2002, Nicole Fontaine avait présidé le Parlement européen de 1999 à 2002, devenant la seconde femme à accéder à ce poste après Simone Veil, avant d'intégrer le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin comme ministre déléguée à l'Industrie (2002-2004).

A la tête de ce portefeuille, elle avait porté la loi fondatrice de l'internet français, la loi pour la confiance dans l'économie numérique.

Elle était devenue membre de la direction du mouvement fédéraliste français La Fédération à partir des années 90. Elle avait enseigné de 2010 à 2015 au sein de l'université de Nice-Sophia-Antipolis puis à l'ESCP Europe.

Après la victoire du Brexit en 2016, Mme Fontaine avait déclaré n'être "pas très surprise du vote de ces populations qui sont fragilisées", l'imputant à une "Europe malade de son déficit démocratique". Cette Européenne convaincue y voyait par ailleurs "un choc salutaire" pour l'UE.

"Hommage ému à Nicole Fontaine, engagée avec courage et talent en faveur de la construction de l'Europe", a salué sur Twitter M. Bussereau.

"J'apprends avec tristesse la disparition de Nicole Fontaine, 2e femme à avoir présidé le @Europarl_FR de 1999 à 2002. Son engagement pour l’Europe et ses valeurs continueront à nous guider durablement", lui a rendu hommage, également sur Twitter, l'actuel président du Parlement européen Antonio Tajani.

Les sénateurs centristes se sont eux aussi dits "attristés par la disparition de Nicole Fontaine", saluant "son engagement et ses combats pour l'Europe, avec humanisme et détermination".

Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a salué son "combat pour une Europe humaniste, bienveillante et ambitieuse", "le maintien d'un dialogue ouvert et la défense de la paix". "Il ne serait que juste hommage que de poursuivre le combat pour ces valeurs", a ajouté le député LREM de Loire-Atlantique.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a tweeté que Mme Fontaine avait été une "ministre très estimée au sein de (son) gouvernement. Loyauté, Humanité".

L'eurodéputée LR Françoise Grossetête a elle aussi rendu hommage à une ancienne "collègue estimée et influente à Strasbourg et à Bruxelles, œuvrant sans relâche au renforcement de la démocratie parlementaire européenne".

Partager cet article

Dans la même thématique

Mort de l’ex-présidente du Parlement européen Nicole Fontaine
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le