Mort de Nahel : « S’il y a eu une faute, il faudra une sanction très ferme », estime Bruno Retailleau

À la sortie des questions d’actualité au gouvernement, Bruno Retailleau a réagi à a mort de Nahel, ce 27 juin à Nanterre. Le président du groupe LR au Sénat estime que « la police doit être exemplaire » et que « s’il y a eu une faute », la sanction « devra être très ferme. » Pour autant, Bruno Retailleau dénonce une récupération politique de l’extrême gauche, qui « tente de passer du procès du policier au procès de toute la police. »
Louis Mollier-Sabet

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« Il y a eu un drame », reconnaît Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat. « On a besoin de savoir », explique-t-il : « Il faut que la police soit exemplaire, au-dessus de tout soupçon, pour qu’elle puisse jouer son rôle. S’il y a eu une faute, il faudra une sanction très ferme. »

Pour autant, Bruno Retailleau n’estime pas que ce « drame » remette en cause les règles en vigueur autour des contrôles routiers et des refus d’obtempérer : « La question est de savoir si le policier a agi conformément à la règle, pas de changer la règle. À gauche, et à l’extrême gauche surtout, on tente de passer du procès d’un policier au procès de toute la police, ou bien d’un certain nombre de modalités de doctrine d’emploi des armes. S’il y a une non-conformité et il y a une faute extrêmement grave parce qu’elle a conduit à la mort d’un jeune homme, et la justice devra se prononcer, il devra y avoir une sanction. »

« Il y a aussi dans notre société une hyperviolence, face à laquelle les policiers tentent de se protéger »

Bruno Retailleau appelle au calme « parce que derrière ce drame, il peut y avoir un embrasement », mais ne souhaite pas remettre en cause les prérogatives des policiers en la matière : « Il y a aussi dans notre société une hyperviolence, face à laquelle les policiers tentent de se protéger. Qu’il y ait des parfois réactions qui soient absolument hors de propos par rapport à la vraie menace, c’est possible, il faut la sanctionner. Mais très franchement, la difficulté qu’ont les gendarmes ou les policiers c’est de maintenir un ordre public qui devient de plus en plus difficile à assumer. On le voit à Sainte Soline, la violence se déchaîne. »

Et le président du groupe LR de poursuivre : « C’est pour ça que la parole publique doit être millimétrée, il faut garder son sang-froid, peser chaque terme, et ne pas ajouter à cette horrible tragédie une forme d’anarchie qui conduirait à d’autres violences. »

Hijab dans le sport : « Le gouvernement n’a eu aucun courage »

D’autres questions ont été posées sur l’avis que rendra demain le Conseil d’Etat, saisi par une association de « hijabeuses », sur le port du voile pendant les compétitions sportives. » Le gouvernement, comme à son habitude, fait du en même temps », estime Bruno Retailleau.

« J’ai entendu les pauvres réponses de la ministre des Sports, tout cela est nul. Nous avons déposé des amendements, un texte de loi, et à chaque fois le gouvernement et sa majorité ont dit non. Il eût été si simple d’avoir une règle qui préserve le sport qui a une dimension universelle et on ne doit pas supporter une intrusion de ce prosélytisme, syndical, politique et religieux et encore une fois le gouvernement n’a eu aucun courage », a fustigé le président du groupe LR.

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