FRANCE – RALLY FOR NEMESIS MEMBER QUENTIN
Paris, February 15, 2026: Gathering in tribute to Quentin, a Nemesis activist killed after a brawl in Lyon against anti-fascists. An hour before his death, he had come to disrupt a conference with Rima Hassan at Sciences Po Lyon. The Nemesis collective and all far-right organizations accuse La Jeune Garde (an anti-fascist collective) and LFI of Quentin's murder. Many far-right figures were present at the rally. Paris, 15 fevrier 2026 : Rassemblement en hommage a Quentin, militant de Nemesis tue apres une rixe a Lyon contre des antifascistes. Une heure avant sa mort, il etait venu perturber une conference avec Rima Hassan dans les locaux de Sciences Po Lyon. Le collectif Nemesis et toutes les organisations d'extreme droite accusent La Jeune Garde (Collectif antifasciste) et LFI du meurtre de Quentin. De nombreuses personnalites d'extreme droite etaient presentes a ce rassemblement. ARNAUD CESAR VILETTE / SIPA PRESS//VILETTEARNAUD_A5006/Credit:Arnaud Cesar Vilette/SIPA/2602151831

Mort de Quentin à Lyon : le procureur va s’exprimer ce lundi, « l’ultragauche » pointée du doigt

Le parquet de Lyon fera lundi le point sur l'enquête en cours sur l'agression mortelle du jeune Quentin, que le ministre de la Justice Gérald Darmanin a pour sa part attribuée de manière « incontestable » à « l'ultragauche ».
Rédaction Public Sénat

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Le procureur de Lyon tiendra un point presse lundi à 15 heures et pourrait faire des annonces, les services de police ayant « recueilli plusieurs témoignages significatifs ». « L’enquête s’oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles », a indiqué le parquet dimanche dans un communiqué.

Une enquête a été ouverte du chef de coups mortels aggravés et de violences aggravées après la mort de l’étudiant Quentin Deranque, âgé de 23 ans. Ces violences sont aggravées par les circonstances de réunion, d’usage d’arme, et de dissimulation du visage des auteurs des faits.

Selon le collectif identitaire Némésis, proche de l’extrême droite, Quentin aurait été agressé jeudi soir par des militants antifascistes, alors qu’il faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Il avait été pris en charge en début de soirée par les secours et placé dans le coma avec un pronostic vital engagé. Il est décédé samedi.

Selon l’avocat de la famille, Me Fabien Rajon, Quentin a été victime d’un « crime », d’« un guet-apens méthodiquement préparé ».

 

Cascade de réactions politiques

 

L’affaire a provoqué une cascade de réactions politiques avec notamment une forte pression exercée sur La France insoumise, accusée d’avoir nourri la « violence politique » à l’origine de l’agression. « C’est manifestement l’ultragauche qui a tué » le jeune Quentin, a déclaré dimanche Gérald Darmanin, invité du Grand Jury RTL/Public Sénat/Le Figaro/M6.

Le président Emmanuel Macron, après avoir lancé samedi un appel « au calme, à la retenue et au respect », et souhaité que soient condamnés « les auteurs de cette ignominie », a dénoncé dimanche les « expressions antisémites » d’un parti selon lui « à l’extrême gauche ».

« Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n’ont aucun rapport avec la réalité », a répliqué depuis Montpellier le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a également exprimé la « sidération », l’« empathie » et la « compassion » des Insoumis après l’agression du jeune homme.

La présence supposée de membres du groupe se revendiquant antifasciste la Jeune Garde – fondé par le député LFI Raphaël Arnault – parmi ses agresseurs a été pointée dans les rangs de l’extrême droite sans que le parquet n’ait établi pour sa part un tel lien à ce stade.

La Jeune Garde « ne saurait être tenue pour responsable » de la mort de Quentin à Lyon, « ayant suspendu toutes ses activités », a-t-elle assuré dimanche dans un communiqué.

Raphaël Arnault avait exprimé samedi « horreur et dégoût » après l’annonce de la mort de l’étudiant de 23 ans, et dit sur X souhaiter que « toute la lumière soit faite ». Son collaborateur parlementaire, mis en cause par le collectif identitaire Némésis, « dément formellement être responsable de ce drame » et « se retire de ses fonctions » de collaborateur « durant le temps de l’enquête », a déclaré son avocat dans un communiqué.

 

Rassemblement à Paris

 

Plusieurs dizaines de personnes se sont par ailleurs rassemblées dimanche après-midi devant l’université de la Sorbonne à Paris pour demander « justice pour Quentin » parmi lesquels des élus et cadres du Rassemblement national, et des personnalités d’extrême droite, dont Marion Maréchal et Eric Zemmour.

Une « marche d’hommage » à Quentin a été annoncée pour samedi 21 février à Lyon à l’initiative du groupe « nationaliste-révolutionnaire » Audace.

L’agression du jeune homme a choqué de nombreux Lyonnais et plusieurs des candidats au scrutin municipal de Lyon ont suspendu leur campagne électorale dimanche.

A l’église Saint-Georges, que fréquentait le jeune homme et où il était bénévole pour des œuvres caritatives, le recteur Laurent Spriet a appelé dimanche à « prier pour le repos de l’âme de Quentin ». « Chaque chose en son temps. Maintenant, c’est la compassion, c’est le respect, c’est la prière, c’est laisser faire la police et la justice », a-t-il déclaré.

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