S’exprimant sur RTL, le ministre de l’Intérieur a indiqué qu’il ne demandait pas l’interdiction de la marche en hommage au militant nationaliste, Quentin Deranque, tué la semaine dernière à Lyon lors d’un affrontement avec un groupe antifa.
Selon l’estimation de Laurent Nuñez « 2 à 3 000 personnes » appartenant à « l’ultradroite » sont attendues. C’est pourquoi, la marche sera encadrée par un « dispositif policier extrêmement important » pour assurer la sécurité.
Alors que le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet réclamait l’interdiction de cette marche évoquant « des risques avérés de troubles à l’ordre public », Laurent Nuñez a fait valoir qu’il était « ministre garant de l’ordre public » se devait « de protéger la liberté d’expression ». « Je ne peux interdire une manifestation que lorsqu’il y a des risques majeurs de trouble à l’ordre public et que je ne suis pas en mesure de les contenir », a-t-il justifié.
« Donc, a-t-il poursuivi, je ne demande pas l’interdiction de cette manifestation qui se déroulera encadrée. Mon rôle c’est un équilibre entre le maintien de l’ordre public et la liberté d’expression. Pour l’instant la liberté est plus importante que l’inquiétude », a-t-il ajouté.
Comme on lui demandait si Quentin Deranque avait été victime d’un « guet-apens », le ministre a répondu qu’à « titre personnel », il ne « le croyait pas ». « C’est une rixe entre deux groupes qui s’est terminée par un homicide volontaire […] par un lynchage qui est absolument abominable ».
Avec l’Afp