Moins d’une semaine après la mort de Quentin Deranque, le militant nationaliste et identitaire frappé à mort lors d’une bagarre entre groupuscules fasciste et antifasciste, en marge d’une conférence de l’eurodéputé LFI, Rima Hassan à Sciences Po Lyon, l’enquête avance.
11 personnes, dont deux collaborateurs parlementaires du député LFI et fondateur du mouvement antifa « la jeune garde », Raphaël Arnault avaient été placées en garde à vue. Lors d’une conférence de presse, ce jeudi, le procureur de Lyon, Thierry Dran a indiqué que le parquet avait requis la mise en examen de sept hommes pour « homicide volontaire ». Il a, par ailleurs, précisé qu’il avait demandé leur placement en détention provisoire en raison notamment du « risque de trouble à l’ordre public ».
« Deux ont refusé de s’exprimer » pendant leur garde à vue, les autres « reconnaissent leur présence » sur les lieux de l’agression et « certains admettent avoir porté des coups » à Quentin Deranque « ou à d’autres victimes », a précisé Thierry Dran.
Quatre des onze personnes ont été remises en liberté jeudi. « Les trois femmes et l’homme mis en cause pour recel de malfaiteurs ont été remis en liberté et seront ultérieurement convoqués pour s’expliquer sur ces faits », a-t-il expliqué.
Le procureur ajoute qu’il restait « plusieurs personnes à identifier ». « L’identification des personnes présentes sur les lieux était difficile », a-t-il reconnu.
(Avec l’Afp)