Les jours passent et la pression sur LFI s’accentue. Après l’arrestation de onze suspects, dont un assistant parlementaire du député LFI, le fondateur du mouvement antifa, la Jeune Garde, Raphaël Arnault, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, la formation de Jean-Luc Mélenchon ne cesse d’être accusée d’avoir attisé la violence politique.
C’est lors d’une bagarre de rue avec des militants antifas, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon, que Quentin Deranque, a perdu la vie ce week-end. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé la « responsabilité morale » du mouvement, a appelé à ce qu’il n’y ait « plus jamais un député LFI au sein de l’Assemblée nationale ».
Au micro de Public Sénat, le sénateur écologiste de Lyon, Thomas Dossus a d’abord « estimé que le gouvernement allait vite en besogne » estimant que « ce drame sert de prétexte pour accélérer une diabolisation de La France Insoumise ». « On a tous condamné ce qui s’est passé. Il n’y a aucune clémence à attendre pour les assassins (de Quentin Deranque) », a-t-il précisé.
Néanmoins, le sénateur pointe « un manque de clarification de LFI avec les militants de la Jeune Garde ». Thomas Dossus appelle désormais le député Raphaël Arnault à s’exprimer. « Quand on est condamné pour violences, on doit évidemment se mettre en retrait et quitter ses fonctions de parlementaire », a-t-il ajouté, une référence à la condamnation de Raphaël Arnault en 2022 pour violences volontaires en réunion.
Reste que la question des alliances électorales que pourraient conclure les écologistes avec La France Insoumise aux prochaines municipales. « Tant que cette clarification vis-à-vis de la violence politique n’est pas venue, non, nous ne pouvons plus discuter avec La France Insoumise », a-t-il indiqué.