Mort de Quentin Deranque : Raphaël Arnault doit « quitter ses fonctions » de député », demande le sénateur écologiste, Thomas Dossus

Après l’arrestation de onze suspects, dont un assistant parlementaire du député LFI, le fondateur du mouvement antifa, la Jeune Garde, Raphaël Arnault, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le sénateur écologiste du Rhône, Thomas Dossus a appelé le député à démissionner.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les jours passent et la pression sur LFI s’accentue. Après l’arrestation de onze suspects, dont un assistant parlementaire du député LFI, le fondateur du mouvement antifa, la Jeune Garde, Raphaël Arnault, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, la formation de Jean-Luc Mélenchon ne cesse d’être accusée d’avoir attisé la violence politique.

C’est lors d’une bagarre de rue avec des militants antifas, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon, que Quentin Deranque, a perdu la vie ce week-end. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé la « responsabilité morale » du mouvement, a appelé à ce qu’il n’y ait « plus jamais un député LFI au sein de l’Assemblée nationale ».

Au micro de Public Sénat, le sénateur écologiste de Lyon, Thomas Dossus a d’abord « estimé que le gouvernement allait vite en besogne » estimant que « ce drame sert de prétexte pour accélérer une diabolisation de La France Insoumise ». « On a tous condamné ce qui s’est passé. Il n’y a aucune clémence à attendre pour les assassins (de Quentin Deranque) », a-t-il précisé.

Néanmoins, le sénateur pointe « un manque de clarification de LFI avec les militants de la Jeune Garde ». Thomas Dossus appelle désormais le député Raphaël Arnault à s’exprimer. « Quand on est condamné pour violences, on doit évidemment se mettre en retrait et quitter ses fonctions de parlementaire », a-t-il ajouté, une référence à la condamnation de Raphaël Arnault en 2022 pour violences volontaires en réunion.

Reste que la question des alliances électorales que pourraient conclure les écologistes avec La France Insoumise aux prochaines municipales. « Tant que cette clarification vis-à-vis de la violence politique n’est pas venue, non, nous ne pouvons plus discuter avec La France Insoumise », a-t-il indiqué.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Mort de Quentin Deranque : Raphaël Arnault doit « quitter ses fonctions » de député », demande le sénateur écologiste, Thomas Dossus
4min

Politique

ArcelorMittal : « C’est un enjeu de souveraineté nationale qui doit dépasser les clivages partisans », alerte Sophie Binet

Adoptée de justesse à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à nationaliser les actifs stratégiques d’ArcelorMittal en France est examinée le 25 février au Sénat, où elle devrait être rejetée. Inscrite dans la niche parlementaire des communiste, le texte relance un débat politique majeur sur la souveraineté industrielle, l’avenir de la sidérurgie française et le rôle de l’État face aux restructurations du groupe.

Le