Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.
Louis Mollier-Sabet

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Alors que la mort de Quentin agite la sphère politique, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a déploré « une tension énorme dans le débat politique » et pointé le « rôle de LFI dans la libération de la parole violente. » L’ancien député LR estime que LFI « n’a jamais clairement condamné ces violences », alors que Manuel Bompard a estimé ce mardi matin sur France Inter que « la France insoumise n'[avait] strictement aucune responsabilité dans ce drame » et que « la manière dont une partie de la classe médiatique et politique essaie de faire à tout prix un lien entre la France insoumise et celui-ci est irresponsable et abjecte. » Au micro de RMC ce mardi, le député de LFI Paul Vannier a « condamné toute forme de violences envers qui que ce soit.  »

« Qu’ils fassent le ménage »

« J’ai envie de dire à la France insoumise, il serait peut-être temps de vous soumettre », lui répond Vincent Jeanbrun, en précisant : « De se soumettre aux règles du droit et au respect du débat public, ça nous changerait. »

Le ministre de la Ville et du logement en veut pour preuve que « LFI a en son sein des élus condamnés pour des faits de violence », en faisant référence à Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse. L’ancien porte-parole de la Jeune Garde à Lyon a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour « violences en réunion », alors qu’il s’était « interposé pour défendre une manifestation LGBT attaquée par 80 néonazis », a défendu Manuel Bompard sur France Inter ce mardi. « Qu’ils fassent le ménage », conclut Vincent Jeanbrun, qui « voit monter dans cette extrême gauche une espèce de légitimation de la violence. »

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