Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que la mort de Quentin agite la sphère politique, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a déploré « une tension énorme dans le débat politique » et pointé le « rôle de LFI dans la libération de la parole violente. » L’ancien député LR estime que LFI « n’a jamais clairement condamné ces violences », alors que Manuel Bompard a estimé ce mardi matin sur France Inter que « la France insoumise n'[avait] strictement aucune responsabilité dans ce drame » et que « la manière dont une partie de la classe médiatique et politique essaie de faire à tout prix un lien entre la France insoumise et celui-ci est irresponsable et abjecte. » Au micro de RMC ce mardi, le député de LFI Paul Vannier a « condamné toute forme de violences envers qui que ce soit.  »

« Qu’ils fassent le ménage »

« J’ai envie de dire à la France insoumise, il serait peut-être temps de vous soumettre », lui répond Vincent Jeanbrun, en précisant : « De se soumettre aux règles du droit et au respect du débat public, ça nous changerait. »

Le ministre de la Ville et du logement en veut pour preuve que « LFI a en son sein des élus condamnés pour des faits de violence », en faisant référence à Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse. L’ancien porte-parole de la Jeune Garde à Lyon a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour « violences en réunion », alors qu’il s’était « interposé pour défendre une manifestation LGBT attaquée par 80 néonazis », a défendu Manuel Bompard sur France Inter ce mardi. « Qu’ils fassent le ménage », conclut Vincent Jeanbrun, qui « voit monter dans cette extrême gauche une espèce de légitimation de la violence. »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »
2min

Politique

En réponse à l’absence de Lecornu, les présidents de départements boycottent le discours de Françoise Gatel

Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.

Le