Municipales 2020 : « Il faut choisir son camp » déclare Jean-Baptiste Lemoyne
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et ancien LR, Jean-Baptiste Lemoyne revient sur la recomposition en cours du parti Les Républicains et tend la main à la droite.

Municipales 2020 : « Il faut choisir son camp » déclare Jean-Baptiste Lemoyne

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et ancien LR, Jean-Baptiste Lemoyne revient sur la recomposition en cours du parti Les Républicains et tend la main à la droite.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après l’échec du parti LR aux élections européennes, la droite commence à s’organiser. Gérard Larcher, le président du Sénat, a ainsi très officiellement proposé « aux présidents des groupes parlementaires, des trois grandes associations [d’élus] de se retrouver la semaine prochaine pour reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre ». « Les Républicains qui sont issus de l’UMP ne sont plus une union, ne sont plus un mouvement et ne sont plus populaires » réagit ce matin Jean-Baptiste Lemoyne, ancien membre des Républicains et qui fait partie des premiers à avoir rallié Emmanuel Macron. Il ajoute : « Ils sont en train de devenir, ce qui était une ancienne grande force sous la 4e République, le Centre national des indépendants et paysans. »

Interrogé sur la proposition de reconstruction de la droite de Gérard Larcher, le secrétaire d’Etat tend la main aux membres des Républicains : « Le recours pour notre ancienne famille politique, c’est aussi d’avoir la lucidité de considérer qu’après que la vie politique se soit structurée autour de l’UMP pendant une douzaine d’années, ce n’est plus ça. Elle se structure aujourd’hui autour d’En Marche et de cette majorité. Les gens issus de la droite y ont toute leur place (…) Il faut faire un aggiornamento intellectuel et ce n’est pas parce que Les Républicains sont en voie, peut-être, de disparation, qu’il n’est pas possible de se retrouver autour de valeurs. »

Après les européennes, la République en Marche met le cap sur les élections municipales 2020. Des accords seront possibles au cas par cas selon Jean-Baptiste Lemoyne. Interrogé sur le cas de Christian Estrosi qui a finalement soutenu François-Xavier Bellamy, il met en garde : « Les élections européennes étaient un moment important pour celles et ceux qui souhaitent se rapprocher de la majorité. Je regrette qu’un certain nombre n’ait pas pris clairement position. Il y a des moments, quand on est à la croisée des chemins, il faut choisir son camp. »

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le