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Photo illustration showing portraits of the key contenders in the 2026 Marseille mayoral race: Franck Allisio (left) and Benoît Payan (current mayor, right), symbolizing the upcoming municipal elections in Marseille, France. Voters across the city are set to elect the mayor and local council during the nationwide municipal elections scheduled for March 2026. Illustration photo taken on March 14, 2026.(Yassine Mahjoub/SIPA)//MAHJOUBYASSINE_1000087544/Credit:Yassine Mahjoub/SIPA/2603141333

Municipales 2026 : à Marseille, une triangulaire aux allures de duel entre la gauche et le RN 

Le Rassemblement National arrivera-t-il à s’offrir la deuxième plus grande ville de France ? A Marseille, le maire sortant Benoît Payan est arrivé en tête du premier tour des élections municipales (36.69%), mais Franck Allisio, le candidat RN, le suit de très près (35.02%). Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, sera elle aussi présente au second tour, contrairement au candidat insoumis Sébastien Delogu, qualifié mais qui a décidé de se retirer.
Rédaction Public Sénat

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Benoît Payan occupe le terrain à Marseille. Arrivé d’une très courte tête devant le candidat du Rassemblement National au premier tour, le maire sortant divers gauche est de retour en campagne cette semaine. Nous l’avons suivi dans le quartier de la Cayolle, un quartier qui vote plutôt à l’extrême droite. C’est sur le terrain de football du coin, sur lequel il n’hésite pas à taper dans le ballon avec les enfants du club, qu’il rencontre les habitants avec un objectif, convaincre les abstentionnistes : “Notre stratégie a toujours été identique, rassembler, ne pas diviser. Marseille n’est pas une ville où on trie les gens. Notre force, notre histoire, c’est notre diversité, notre capacité à vivre ensemble, certains veulent briser ça et je ne l’accepte pas !” 

 Pour affronter le Rassemblement National, Benoît Payan a fait le choix de rester seul dans la course à la mairie. Pas de fusion ou d’alliance avec La France Insoumise, qualifiée pour le second tour avec 11.94% des suffrages. Le candidat Sébastien Delogu a fait durer le suspense jusqu’au dernier moment mais a finalement décidé de se retirer. Une décision difficile, prise en concertation avec ses colistiers. Pour Paola Hartpence, la co-cheffe de file LFI pour les municipales à Marseille, “c’est un retrait qui est responsable, car on voit le risque de l’extrême-droite qui arrive dans la ville et on ne peut pas faire courir ce risque là pour Marseille.” L’insoumise ajoute que son parti “a pu s’ancrer pendant cette campagne avec les collectifs, les associations… donc le combat ne s’arrête pas là !” 

 En face, le Rassemblement National est confiant. Franck Allisio revendique ses 35.02% de voix au premier tour et se voit déjà remplacer Benoît Payan : “Je serai un maire libre, on sera Marseille libre, on se battra et on mettra l’extrême gauche à l’écart de la politique marseillaise comme les Marseillais le souhaitent !”, s’exclame le candidat face aux médias au moment de déposer sa liste à la préfecture en début de semaine. 

 Jusqu’au bout, le candidat RN a poussé pour nouer une alliance avec Martine Vassal, elle aussi qualifiée au second tour avec seulement 12.41% des voix. La candidate LR, également présidente de la métropole marseillaise, a préféré se maintenir : “On a plus de 35000 électeurs qui ont voté pour nous, ce serait un affront de leur dire aujourd’hui “débrouillez-vous !” Je représente un courant de la droite et du centre, quand on mène une bataille on est là pour la gagner et surtout on y va jusqu’au bout”, nous explique la candidate au sein de sa permanence. 

 Malgré la présence de Martine Vassal au second tour, au vu des résultats de dimanche dernier le scrutin de dimanche s’apparentera plutôt à un duel entre Benoît Payan et Franck Allisio. Une inconnue cependant : à qui profitera l’abstention ? Lors du premier tour, seuls 52% des Marseillais étaient allés aux urnes. 

 

Clément Guillonneau et Stéphane Duguet 

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