Algérie : la droite salue la « fermeté » de Bruno Retailleau, les socialistes dénoncent une « diplomatie indexée sur la campagne des LR »

Municipales 2026 : Bruno Retailleau refuse d’apporter son soutien à Christian Estrosi à Nice, et laisse le choix aux électeurs

Invoquant une campagne « délétère » à Nice, le président des Républicains a refusé ce mercredi matin d’apporter son soutien au maire sortant, Christian Estrosi, en difficulté face à Éric Ciotti, allié du RN dans la capitale azuréenne.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le patron de LR Bruno Retailleau a refusé mercredi d’apporter son soutien au sortant Christian Estrosi (Horizons) qui affronte au second tour des élections municipales à Nice l’ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs « en leur âme et conscience ».

« On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère », a justifié sur BFMTV-RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, évoquant « l’appel à la gauche et au communautarisme » de la part du maire sortant qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste. « C’est aux Niçoises et aux Niçois de trancher dans les urnes »

La campagne niçoise a effectivement été brutale, entre accusations, petites phrases, transfuges… Christian Estrosi, nettement distancé au premier tour par Éric Ciotti (31 % contre 43 %) multiplie depuis dimanche soir les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche.

Un soutien au macroniste Pierre Cazenave

Inversement, dans les colonnes du Figaro, Bruno Retailleau s’est fendu d’une tribune aux côtés de plusieurs cadres de la droite et du centre pour appeler à voter Pierre Cazenave à Bordeaux, face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic. L’ancien ministre des Comptes publics, soutenu par Renaissance, le MoDem Horizons et Les Républicains, a vu ses perspectives pour le second tour s’éclaircir avec le désistement de mardi soir du troisième homme, l’économiste Philippe Dessertine.

Interrogé par BFMTV-RMC sur les rares cas d’alliances locales entre des candidats LR et le Rassemblement national, comme à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le patron des Républicains a réitéré que les membres de sa famille politique seraient exclus s’ils s’entendaient avec l’extrême droite.

(Avec AFP)

Partager cet article

Dans la même thématique

toulouse ok 2
9min

Politique

Municipales : quelles sont les villes où le PS et LFI ont conclu des accords pour fusionner ?

Face à la poussée de LFI au premier tour des municipales, plusieurs accords se sont noués entre des listes PS et des listes LFI, pour tenter de conserver ou de gagner la ville, ainsi qu’avec des listes Les Ecologistes soutenues par le PS. Il faut faire la différence entre les fusions totales, où socialistes et insoumis dirigeront ensemble la commune en cas de victoire, et les fusions « techniques », où LFI ne participera pas à l’exécutif.

Le

Municipales 2026 : Bruno Retailleau refuse d’apporter son soutien à Christian Estrosi à Nice, et laisse le choix aux électeurs
3min

Politique

Municipales : à Nantes, un duel serré attendu après l’union PS-LFI 

Johanna Rolland, maire de Nantes et numéro 2 du PS, a dû nouer une « alliance technique » avec LFI pour tenter de garder la ville à gauche. Menacée par Foulques Chombart de Lauwe, qui réunit les différentes familles de la droite et du centre locales, elle aura tout de même un duel incertain au second tour. Reportage sur place.

Le