Le patron de LR Bruno Retailleau a refusé mercredi d’apporter son soutien au sortant Christian Estrosi (Horizons) qui affronte au second tour des élections municipales à Nice l’ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs « en leur âme et conscience ».
« On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère », a justifié sur BFMTV-RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, évoquant « l’appel à la gauche et au communautarisme » de la part du maire sortant qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste. « C’est aux Niçoises et aux Niçois de trancher dans les urnes »
La campagne niçoise a effectivement été brutale, entre accusations, petites phrases, transfuges… Christian Estrosi, nettement distancé au premier tour par Éric Ciotti (31 % contre 43 %) multiplie depuis dimanche soir les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche.
Un soutien au macroniste Pierre Cazenave
Inversement, dans les colonnes du Figaro, Bruno Retailleau s’est fendu d’une tribune aux côtés de plusieurs cadres de la droite et du centre pour appeler à voter Pierre Cazenave à Bordeaux, face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic. L’ancien ministre des Comptes publics, soutenu par Renaissance, le MoDem Horizons et Les Républicains, a vu ses perspectives pour le second tour s’éclaircir avec le désistement de mardi soir du troisième homme, l’économiste Philippe Dessertine.
Interrogé par BFMTV-RMC sur les rares cas d’alliances locales entre des candidats LR et le Rassemblement national, comme à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le patron des Républicains a réitéré que les membres de sa famille politique seraient exclus s’ils s’entendaient avec l’extrême droite.
(Avec AFP)