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Alors que 600 000 personnes ont défilé ce jeudi en France, Sébastien Lecornu a annoncé qu’il réunira lundi à Matignon une « conférence sociale » avec les organisations syndicales et patronales.
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Par Public Sénat
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Le patron de LR Bruno Retailleau a refusé mercredi d’apporter son soutien au sortant Christian Estrosi (Horizons) qui affronte au second tour des élections municipales à Nice l’ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs « en leur âme et conscience ».
« On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère », a justifié sur BFMTV-RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, évoquant « l’appel à la gauche et au communautarisme » de la part du maire sortant qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste. « C’est aux Niçoises et aux Niçois de trancher dans les urnes »
La campagne niçoise a effectivement été brutale, entre accusations, petites phrases, transfuges… Christian Estrosi, nettement distancé au premier tour par Éric Ciotti (31 % contre 43 %) multiplie depuis dimanche soir les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche.
Inversement, dans les colonnes du Figaro, Bruno Retailleau s’est fendu d’une tribune aux côtés de plusieurs cadres de la droite et du centre pour appeler à voter Pierre Cazenave à Bordeaux, face au maire écologiste sortant Pierre Hurmic. L’ancien ministre des Comptes publics, soutenu par Renaissance, le MoDem Horizons et Les Républicains, a vu ses perspectives pour le second tour s’éclaircir avec le désistement de mardi soir du troisième homme, l’économiste Philippe Dessertine.
Interrogé par BFMTV-RMC sur les rares cas d’alliances locales entre des candidats LR et le Rassemblement national, comme à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le patron des Républicains a réitéré que les membres de sa famille politique seraient exclus s’ils s’entendaient avec l’extrême droite.
(Avec AFP)
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