Les 48 heures qui ont suivi l’annonce des résultats du premier tour de ces élections municipales 2026 ont été marquées par plusieurs accords de désistements et de fusions. L’offre électorale à l’issue de ces négociations entre listes, reste malgré tout très importante dans les plus grandes communes, comme le montre la configuration des seconds tours.
Sur les 42 villes de plus de 100 000 habitants que compte la France, ce sont 26 seconds tours dans lesquels les électeurs devront départager trois listes ou plus, cette année. À noter que dans quatre villes importantes, une liste a remporté la majorité absolue dès le premier tour (Saint-Denis à La Réunion, Perpignan, Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, et Montreuil).
Deux quinquangulaires, sept quadrangulaires
Dans le détail, il y aura deux quinquangulaires (Villeurbanne et Mulhouse), et sept quadrangulaires (Lille, Saint-Étienne, Aix-en-Provence, Le Mans, Amiens, Metz et Rouen). Les triangulaires seront au nombre de 17, dont Paris, Marseille, Nice, ou encore Strasbourg. Dans 12 autres villes, ce sera un duel. Parmi les plus peuplées de cette catégorie : Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux ou encore Toulon.
En 2020, le nombre de seconds tours avec au moins trois candidats, dans les villes de plus de 100 000 habitants, était moins important. On en recensait à l’époque très exactement 20, soit 6 de moins qu’en 2026. C’est le signe que la fragmentation politique à l’échelon local s’est intensifiée lors de ces élections municipales de 2026. Il faut toutefois noter que cet état des lieux pour 2020 n’intègre pas Paris, Lyon et Marseille, car le mode de scrutin n’était pas le même. Il y a six ans, 13 villes de plus de 100 000 habitants ont connu un duel au second tour, soit autant qu’en 2026. Et un seul tour a été nécessaire dans six villes de cette catégorie.
Un affrontement gauche-droite classique dans la plupart des duels
Les duels de second tour en 2026 opposent le plus souvent une liste de droite à une liste de gauche unie. C’est le cas à Lyon, Toulouse, Nantes, Grenoble, Limoges, Besançon, Orléans, Argenteuil ou encore Saint-Paul (La Réunion). Bordeaux et Angers verront un affrontement entre une liste de gauche et un candidat du bloc central, respectivement Renaissance et Horizons. Reste le cas particulier de Toulon, où le duel oppose le RN à une liste de droite.
Sur les 17 triangulaires dans les villes de plus de 100 000 habitants, le Rassemblement national et son allié de l’UDR seront présents dans dix scrutins. La France insoumise aborde des triangulaires sous sa propre bannière dans cinq grandes villes : Paris, Rennes, Tours, Caen et Nancy.