Lors du conseil des ministres de ce mercredi, qui se tient quelques jours après le premier tour des élections municipales, Emmanuel Macron a pris la parole sur les stratégies d’alliances qui animent l’entre-deux-tours. « Sans commenter le résultat de ce premier tour, le président a tenu à souligner l’importance que personne n’oublie que les extrêmes, où qu’ils soient, demeurent dangereux pour la République », a rapporté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. Le chef de l’Etat a également mis en cause les « arrangements des partis ». Selon lui, ils ne doivent « pas faire oublier quelques principes : d’une part, on ne peut pas oublier les discours et les actes d’excès, d’où qu’ils viennent, et d’autre part on ne peut pas oublier les principes républicains niés, d’où que cela vienne ».
Dans son viseur, les alliances des listes de gauche, PS et écologistes, avec LFI dans plusieurs grandes villes comme Toulouse, Lyon, Nantes ou encore Limoges. Cette prise de position intervient également quelques heures après la déclaration de Bruno Retailleau sur BFMTV-RMC, concernant l’élection du maire de Nice. Le chef des LR a lâché en rase campagne Christian Estrosi, maire sortant et investi par le parti, à la peine face à son concurrent allié du RN Éric Ciotti. « Je ne donne pas de consignes dans les conditions de cette campagne absolument délétère dans laquelle je ne me retrouve pas, ni d’un côté ni de l’autre », a-t-il affirmé ce matin, laissant aux électeurs leur choix « en leur âme et conscience ». Depuis, il a rétropédalé via un tweet. « J’ai redit que je ne soutenais pas Éric Ciotti, et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement national », peut-on y lire.