Municipales 2026 : « Je pense que Marseille est à notre portée », estime Sébastien Chenu 

Invité de la matinale de Public Sénat, le vice-président du Rassemblement national et député du Nord, Sébastien Chenu a détaillé les ambitions de son parti pour les municipales. Ce proche de Marine Le Pen anticipe des succès pour les listes RN et martèle son mot d’ordre : « Sortir la gauche ».
Henri Clavier

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Les députés du Rassemblement national devraient déposer une nouvelle motion de censure après l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 sur la partie dépenses du projet de loi de finances. Comme Sébastien Chenu, le RN défend une dissolution de l’Assemblée nationale et ne serait pas hostile à l’organisation des élections législatives le même jour que les élections municipales. Le vice-président du RN affiche son optimisme à quelques semaines du premier tour (15 mars) qui estime que le parti de Marine Le Pen peut remporter de « nombreuses » villes, notamment dans le Nord (Douai, Cambrai, Lens ou encore Denain) et dans le Sud (Marseille, Toulon, Carcassonne ou Menton).

 « On ouvre les bras à tous ceux qui veulent chasser la gauche » 

Pour le député du Nord, le Rassemblement national peut remporter certaines des plus grandes villes du pays. « Je pense que Marseille est à notre portée. Je pense qu’on est en train de relever le défi de l’implantation locale », assure Sébastien Chenu. Un sondage Ipsos-BVA du 12 janvier 2026 pour La Marseillaise crédite le candidat du RN, Franck Allisio, de 30 % des intentions de vote, au coude à coude avec le maire sortant, Benoît Payan (PS). Martine Vassal, soutenue par Les Républicains et Renaissance, arriverait en troisième position. Alors que cette dernière avait ouvert la porte à un éventuel accord au second tour avec Franck Allisio, le député du RN n’écarte pas cette option. « On ouvre les bras à tous ceux qui veulent chasser la gauche hors de Marseille », se réjouit Sébastien Chenu. 

« La gauche est l’insécurité et la ruine », martèle le vice-président du RN qui appelle à « voter politique aux municipales » et sanctionner le gouvernement. Pour Sébastien Chenu, le mot d’ordre des municipales sera de « sortir la gauche partout ». Pour cela, le vice-président du RN n’écarte pas la possibilité de nouer des alliances avec Les Républicains. « C’est à LR de savoir ce qu’ils veulent réellement », lance Sébastien Chenu. 

Pour Sébastien Chenu, Sarah Knafo est la candidate des « beaux quartiers » 

Malgré cet objectif, le député exclut l’idée d’une fusion des listes d’extrême droite à Paris dès le premier tour. Alors que Sarah Knafo (Reconquête) devance le candidat du RN dans les sondages, Sébastien Chenu souligne la différence entre les deux candidatures. « Je pense que Reconquête qui fait ses voix historiquement à Paris dans les beaux quartiers a plus de mal à toucher l’électorat populaire », considère le vice-président du RN. Créditée de 9 % par un sondage Ifop-Fiducial pour LCI publié le 24 janvier, Sarah Knafo pourrait atteindre un score historique pour une liste d’extrême droite à Paris. « On ne défend pas la même chose, Sarah Knafo a un agenda personnel, elle utilise l’élection municipale de Paris pour construire son propre personnage », juge Sébastien Chenu qui défend son candidat, Thierry Mariani, bien qu’il ne soit crédité que de 5 % des intentions de votes dans les derniers sondages.

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