Municipales 2026 : la stratégie de Rachida Dati c’est « l’union des électeurs », assure Olivier Paccaud (LR)

Invités de la matinale de Public Sénat, les sénateurs Olivier Paccaud (LR) et Rémi Féraud (PS) livrent leurs analyses sur le deuxième tour des municipales dans la capitale. Alors que LR mise sur « l’union des électeurs » de Pierre-Yves Bournazel et de Sarah Knafo autour de Rachida Dati, le PS croit en ses chances de victoire sans accord avec LFI.
Henri Clavier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A Paris, où Emmanuel Grégoire (PS) est arrivé largement en tête du second tour avec 37,98 % des voix, la qualification de cinq listes pour le second tour rend l’issue du scrutin incertaine. Si la question des accords et d’une fusion des listes de Rachida Dati (LR) et Pierre-Yves Bournazel (HOR) se pose, le candidat du PS refuse toute alliance avec la liste insoumise de Sophia Chikirou. 

Rachida Dati se rapproche de Pierre-Yves Bournazel 

Ce lundi 16 mars, Rachida Dati, deuxième du premier tour avec 25,46 % des voix a annoncé vouloir « travailler » avec Pierre-Yves Bournazel ayant recueilli 11,34 % des voix. « C’est la vie des Parisiennes et des Parisiens pendant les six prochaines années qui est en jeu. Nous devons réussir l’alternance ! », a posté sur X la tête de liste LR. Un rapprochement qui pourrait cependant favoriser le maintien de Sarah Knafo qui avait demandé à Rachida Dati d’accepter sa « main tendue » pour « faire gagner la droite ». « Il faut être d’une subtilité remarquable pour accepter la main de Sarah Knafo sans que celle de Pierre-Yves Bournazel se recule », analyse le sénateur Olivier Paccaud (LR). 

« Sa stratégie c’est l’union des électeurs, évidemment qu’un électeur de Sarah Knafo aura plus envie de voir Rachida Dati qu’Emmanuel Grégoire », continue le sénateur qui mise sur un « vote utile » des électeurs de droite. 

« On nous a survendu Rachida Dati depuis des années » 

A l’inverse, à gauche, le Parti socialiste se réjouit du bon score d’Emmanuel Grégoire. « Je vois à quel point on nous a survendu Rachida Dati depuis des années et à quel point elle était surcotée et à quel point les parisiens ne veulent pas qu’elle devienne maire de Paris, y compris parce que dans six mois elle sera en procès », juge le sénateur de Paris, Rémi Féraud (PS). Cette confortable avance devrait notamment permettre au PS de se passer d’un accord avec la liste LFI de Sophia Chikirou qui a obtenu un peu plus de 11 % des voix.

« Je trouve qu’on surestime les commentaires sur la percée de LFI. A Paris, le score de Sophia Chikirou correspond à celui des sondages », avance Rémi Féraud, confiant sur les chances de victoire du candidat socialiste.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffres qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le

Le pape Léon XIV, le cardinal Jean-Marc Aveline et le président Emmanuel Macron lors de la réunion ‘Aux racines de l’Europe: pour la paix et l’unité’ au centre de conférences Robert Schuman à Metz
5min

Politique

À Metz, Léon XIV place l’Europe face à son histoire et à sa responsabilité pour la paix

La visite apostolique du Pape Léon XIV en France s’achève ce lundi 28 septembre à Metz. Pour son dernier jour en France, lundi 28 septembre, le pape Léon XIV a choisi Metz plutôt que Strasbourg ou Bruxelles pour prononcer un discours consacré à l’avenir de l’Europe. Sur les terres de Robert Schuman, le souverain pontife a appelé les Européens à renouer avec l’esprit de dialogue, le droit international et la construction patiente de la paix.

Le