Municipales 2026 : « Nous soutenons Madame Dati, qui est soutenue par l’extrême-droite, je le regrette profondément », affirme Bernard Guetta (Renew)
Invité de la matinale de Public Sénat, l’eurodéputé Bernard Guetta a déploré les choix effectués par le bloc central dans la campagne des municipales. Il vise notamment l’option de soutenir Rachida Dati et le retrait de Sarah Knafo au profit de l’ancienne ministre de la Culture.
« Il y a des moments du bloc central qui me peinent considérablement », lance l’eurodéputé Bernard Guetta (Renew). Alors que l’entre-deux tours a ouvert un vaste espace de négociations et d’arrangements entre les différents candidats, Bernard Guetta, candidat Renaissance aux dernières élections européennes mais ancien journaliste, fustige ces accords.
« Quand je vois que, à Paris, nous soutenons Madame Dati, qui est soutenue par l’extrême-droite, je le regrette profondément », déclare Bernard Guetta qui plaide de son côté pour une alliance entre les centristes et la social-démocratie. Hier, Emmanuel Grégoire a accusé le président de la République d’être intervenu afin de créer les conditions d’un retrait de la liste de Sarah Knafo. Des accusations démenties depuis par l’Elysée.
Au-delà du retrait de la liste de Sarah Knafo, la fusion de la liste de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) avec celle de Rachida Dati a également créé des remous au sein du camp présidentiel. La tête de liste Horizons a en effet accepté la fusion, mais a refusé de rejoindre la liste de Rachida Dati. Un choix suivi par certains de ses colistiers, notamment Clément Beaune.
La Fête de l’Humanité s’est tenue ce week-end en Essonne. Elle a vu défiler la plupart des candidats de gauche à la présidentielle, qui se sont tous exprimés lors de meetings organisés indépendamment les uns des autres. Une offre pléthorique à gauche, qui laisse ses sympathisants dans le flou, à huit mois de la présidentielle.
À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).
Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.