Les jeunes électeurs ont la mauvaise réputation d’être les grands absents des urnes. Albane, étudiante à l’Institut Catholique de Paris assume, elle, son intérêt pour la politique. Elle qui attend ce moment depuis ses 14 ans, va enfin pouvoir tirer le rideau de l’isoloir. « On ne peut pas critiquer la vie politique si on n’y participe pas », argue-t-elle.
Autour d’elle, l’étudiante tente de convaincre les plus rétifs : « C’est un peu mon petit combat du quotidien, je vais essayer de sensibiliser certains de mes copains à aller se renseigner, à aller lire les programmes pour pouvoir après aller voter. »
Municipales, premier vote idéal ?
Si les élections municipales ont la particularité d’être les moins boudées des électeurs, c’est de l’avis de l’étudiante, qu’elle concerne le quotidien, « je trouve ça vraiment intéressant car on va se concentrer sur une échelle locale et c’est plus facile de se projeter, de se rendre compte des enjeux, qu’à une échelle nationale qui est beaucoup plus grande, où la question internationale se pose aussi », avant d’ajouter que « c’est plus facile de se sentir légitime pour voter aux municipales qu’aux présidentielles parce qu’on est confronté tous les jours à la vie dans la ville ».
Une occasion pour être candidat
Parmi les primo-votants, une partie d’entre eux se présenteront également pour la première fois. Pour la sénatrice socialiste de Loire-Atlantique Karine Daniel, il faut « dire aux jeunes qu’au-delà de l’intérêt qu’ils peuvent porter aux campagnes et à la politique, ils ont l’opportunité de se présenter aux élections municipales. L’élection municipale est sans doute l’élection la plus accessible, ils ont non seulement leurs places en tant qu’électeur ou électrice mais aussi en tant que candidate ou candidat, parce que souvent, ils apportent beaucoup aux projets municipaux ». Elle appelle ainsi la jeunesse à investir aussi bien les urnes que les listes de candidats le 15 et 22 mars.
L’émission est à retrouver en intégralité ici.