Politique
Municipales : Grégory Doucet réélu à Lyon
Le maire écologiste sortant est assez largement réélu à Lyon, en rassemblant 53,1 % des suffrages, contre 46,9 % pour Jean-Michel Aulas, selon notre estimation Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs.
Le
Temps de lecture :
2 min
Publié le
Mis à jour le
Alors que les bureaux de vote viennent de fermer dans les grandes villes, l’enquête Ipsos BVA CESI Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN permet de tirer les premiers enseignements du scrutin. Tout comme au premier tour, les trois principales raisons qui ont poussé les Français interrogés à s’abstenir sont d’abord qu’aucune liste ne leur plaît (28 %), qu’ils pensent que ces élections ne changeront rien à leur vie quotidienne (27 %) et parce que les résultats sont connus d’avance dans leur commune (25 %).
De même qu’au premier tour aussi, les personnes interrogées mettent davantage en avant les enjeux locaux (88 %) que le parti politique soutenant les listes (50 %) ou la perspective de l’élection présidentielle de 2027 (31 %) dans leur choix. Les sympathisants de LFI et du RN sont les électeurs qui mettent le plus en avant des enjeux nationaux : 45 % des électeurs RN et 54 % des sympathisants insoumis citent la perspective de l’élection présidentielle comme déterminante dans leur choix, contre 13 % des sympathisants écologistes et 17 % des sympathisants Renaissance.
L’enquête s’intéresse aussi aux réactions des votants aux résultats du premier tour. 68 % des personnes interrogées se disent satisfaites des résultats du premier tour dans leur commune. Ce chiffre est plus faible chez les sympathisants de gauche (63 %) et du RN (67 %) que chez ceux du bloc central (79 %).
Si 59 % des personnes interrogées désapprouvent les fusions des listes LFI avec les listes PS ou écologistes, cette proportion est beaucoup plus importante chez les électeurs de la droite et du centre (66 % des sympathisants Renaissance, 85 % des sympathisants LR et 80 % des sympathisants RN). À l’inverse, 79 % des sympathisants de gauche approuvent ces fusions – dont 93 % des électeurs LFI, 81 % des électeurs écologistes et 67 % des électeurs PS.
Enfin, 71 % des personnes interrogées estiment que cela serait une mauvaise chose que LFI remporte les élections municipales, contre 52 % en cas de victoire du RN. Pour les autres forces politiques, la proportion de personnes estimant qu’une victoire de ces partis serait une mauvaise chose oscille entre 51 % (LR) et 59 % (Renaissance).
Pour aller plus loin