Candidat malheureux à la mairie de Bordeaux, l’économiste Philippe Dessertine n’avait finalement pas déposé de liste entre les deux tours, après avoir réalisé 20,2 % des voix, laissant ainsi le champ libre à l’ancien ministre macroniste Thomas Cazenave, qui a pu prendre sa revanche sur Pierre Hurmic (Les Écologistes) au 2nd tour. Philippe Dessertine avait reconnu avoir reçu « beaucoup de pressions amicales et non amicales depuis six mois », mais avoir finalement décidé – à quelques heures du dépôt des listes – que « les conditions n’étaient pas réunies. »
« J’aurais aimé être maire, mais objectivement je n’allais pas l’être »
Pierre Hurmic, le maire écologiste sortant, avait alors déploré les « méthodes employées » pour obtenir le désistement de l’économiste, mettant notamment en cause une intervention de l’Elysée et y voyant « une implantation de la brutalité du débat politique national à Bordeaux. »
« J’aurais aimé être maire, mais objectivement je n’allais pas l’être. À partir du moment où je n’allais pas être maire, je n’allais pas être maire », a sobrement commenté Philippe Dessertine au micro de Public Sénat. En se retirant, le candidat divers centre souhaitait-il l’alternance pour sa ville ? « Je souhaitais quelque chose de nouveau dans ma ville, absolument », a-t-il répondu.
L’économiste en retire une « expérience extraordinaire » qu’il « conseille aux jeunes gens » : « Le vote des citoyens vous envoie un message, c’est formidable. Ce que j’en retiens c’est que la démocratie en France est incroyablement vivante et que les citoyens disent que la politique, ça les intéresse. Maintenant, je suis redevenu professeur, tout va bien. »