Municipales: à J-6 du premier tour
Audace, altercations, annulations... A moins d'une semaine du premier tour des municipales, la campagne est toujours perturbée...

Municipales: à J-6 du premier tour

Audace, altercations, annulations... A moins d'une semaine du premier tour des municipales, la campagne est toujours perturbée...
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Audace, altercations, annulations... A moins d'une semaine du premier tour des municipales, la campagne est toujours perturbée par le coronavirus, mais elle réserve aussi quelques surprises avec des prises de bec entre candidats et le retour en meeting d'un ancien président.

L'agenda du jour

A Marseille, Stéphane Ravier, le candidat RN ne manque pas d'audace. Lundi, il communiquait son agenda pour la semaine aux médias. Au programme, tractages, rencontres publiques. Mais, pour samedi, il annonce qu'il va "dormir" pour être en forme dimanche car, à 20H00, il a prévu d'"être élu au 1er tour".

L'effet domino du jour

Les annulations de réunions publiques, suite à l'interdiction de tous les rassemblements de plus de 1.000 personnes, se poursuivent.

A Paris, les meetings prévus jeudi pour la liste menée par l'écologiste David Belliard et la maire sortante Anne Hidalgo ont été déprogrammés.

A Marseille, Martine Vassal, la candidate LR, a annoncé l'annulation de ses trois dernières réunions publiques.

Le meeting du Printemps Marseillais (large union de la gauche) et celui de Bruno Gilles, candidat dissident LR, ont également été supprimés.

A Lyon, Villeurbanne et Saint-Étienne, des candidats ont également annulé leur meeting.

Le pari sportif du jour

Dans le trombinoscope de la liste du maire sortant à Saint-Léger-de-Linière, petite commune de 3.600 habitants à la périphérie d'Angers, un sourire que les supporters connaissent bien: Pierrick Capelle, footballeur au club d'Angers.

Le joueur est sous contrat jusqu'en 2021. A 32 ans, il se verrait bien prolonger et terminer sa carrière à Angers, mais il pourrait aussi se retrouver loin de son mandat.

En raison de ces aléas de carrière, les sportifs attendent en général d'avoir remisé les crampons pour s'engager aux élections locales.

Le parrain du jour

Nicolas Sarkozy sera lundi soir au côté de Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris lors d'un meeting. Après Lyon et avant Perpignan, l'ancien président de la République s'engage dans la campagne des élections municipales.

L'assemblée, limitée à 900 personnes, se réunira salle Gaveau, là même où Nicolas Sarkozy avait fêté sa victoire à l'élection présidentielle de 2007.

Les poussins du jour

Yann Touchot, 19 ans, candidat sur une liste d'union de gauches à Vanves (Hauts-de-Seine), n'apprécie pas qu'on lui fasse des réflexions sur son âge.

Les "jeunes candidat.e.s" n'ont pas à subir "le paternalisme" et "les remarques sur [leur] âge et [leur] prétendue inexpérience", écrit-il sur Twitter.

Un candidat LREM à Aix-en-Provence, lui-même âgé de 21 ans, lui a répondu: "il faut savoir accepter la critique et les remarques (...) ça suffit la victimisation".

Cette prise de bec a drainé d'autres utilisateurs du réseau social et éclipsé une tribune signée par 100 élus ou candidats aux élections municipales de moins de 30 ans qui appelaient dimanche dans le Parisien-Aujourd’hui en France les jeunes à se mobiliser pour le scrutin municipal.

L'inspiration du jour

Philippe Vardon, candidat RN à Nice, cite Bernie Sanders, candidat marqué à gauche des primaires démocrates aux USA, parmi ses modèles d'après un article de l'Express.

L'ancien dirigeant identitaire est connu pour ses discours virulents contre l'islam et l'immigration.

Aujourd'hui, il loue la "capacité à mener une campagne permanente, même entre deux échéances électorales" du sénateur américain de 78 ans.

Le sondage du jour

54% des Français disent que la situation nationale comptera dans leur vote, contre 44% qui pensent le contraire, selon un sondage OpinionWay diffusé lundi.

Le projet de réforme des retraites en particulier n'aura pas d'impact sur le vote de 55% des sondés, alors que 43% pensent que si, d'après cette enquête réalisée pour l'UNCCAS (Union Nationale des Centres Communaux d'Action Sociale), Public Sénat, et La Tribune.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». 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