Municipales à Lille : la sécurité au cœur des débats
À moins d’un mois des municipales, les cinq principaux candidats à la mairie de Lille ont confronté leurs propositions en matière de sécurité. Un sujet jugé prioritaire par les Lillois.

Municipales à Lille : la sécurité au cœur des débats

À moins d’un mois des municipales, les cinq principaux candidats à la mairie de Lille ont confronté leurs propositions en matière de sécurité. Un sujet jugé prioritaire par les Lillois.
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La sécurité est la première préoccupation des Lillois selon un sondage commandé par La voix du Nord. Un thème qui a fortement divisé les candidats à la mairie de Lille lors de notre débat en partenariat avec La voix du nord, l’arène de Sciences Po Lille et Wéo TV. La vidéo-surveillance et l’armement de la police municipale étaient au cœur du débat.  

Si la cité lilloise s’est dotée de caméras de vidéo-surveillance, le dispositif ne convainc ni l’écologiste Stéphane Baly ni le candidat Insoumis Julien Poix qui a ciblé Martine Aubry sur le sujet : « Je ne crois pas à la solution de la vidéo-surveillance (…) Je regrette que Mme Aubry ait baissé les bras sur cette question ». L’actuelle maire de Lille a assumé l’installation des 5047 caméras à Lille tout en sermonnant ses contradicteurs. « S’il y a bien un sujet qui ne mérite pas, et qui ne peut pas donner lieu à de l’amateurisme ou de la démagogie, c’est bien la sécurité », a-t-elle lancé.

« Ce n’est pas à la police municipale d’être armée et de faire les cowboys »

Violette Spillebout, candidate investie par LREM, est, elle aussi, favorable à la vidéo-surveillance tout comme le candidat LR, Marc-Philippe Daubresse. Ce sont également les deux seuls à se prononcer pour l’armement de la police municipale. « Je suis un pragmatique, je me suis posé la question d’armer les policiers municipaux mais la délinquance a fortement changé de nature, les trafics de drogue sont pris en main par des mafias ce qui n’était pas le cas il y a une dizaine d’années », justifie Marc-Philippe Daubresse.

Une proposition sévèrement critiquée par le candidat de la France insoumise : « La police nationale, sa mission c’est d’assurer la sécurité. Ce n’est pas à la police municipale d’être armée et de faire les cowboys. Lille, ce n’est pas Gotham city. Chacun sa mission ».  Des positions irréconciliables qui seront tranchées par les Lillois dans les urnes les 15 et 23 mars prochains.

 

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