Municipales: à Lille, Petit (LREM) refuse de soutenir Spillebout par « objection de conscience »
La députée LREM du Nord Valérie Petit, qui n'a pas obtenu l'investiture du parti présidentiel aux municipales à Lille, a annoncé...

Municipales: à Lille, Petit (LREM) refuse de soutenir Spillebout par « objection de conscience »

La députée LREM du Nord Valérie Petit, qui n'a pas obtenu l'investiture du parti présidentiel aux municipales à Lille, a annoncé...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La députée LREM du Nord Valérie Petit, qui n'a pas obtenu l'investiture du parti présidentiel aux municipales à Lille, a annoncé jeudi à l'AFP son refus de soutenir la candidate désignée, Violette Spillebout, invoquant "l'objection de conscience".

"Je ne soutiendrai aucun candidat à Lille aux municipales. Le choix (de Violette Spillebout) fait par la commission nationale d'investiture de la République en marche me pose des problèmes d'éthique. Je suis donc dans l'objection de conscience", a déclaré l'élue du Nord, qui réunit jeudi soir son collectif "Nous sommes Lille" pour sa rentrée politique.

"Je reste plus que jamais macroniste mais En Marche dans le Nord dérive des valeurs et du projet d'Emmanuel Macron, notamment sur l'exemplarité et le renouvellement des responsables politiques", a-t-elle dénoncé.

Si, dans le processus d'investiture du candidat LREM à Lille, elle s'était bien engagée à soutenir le vainqueur, elle souligne qu'elle a "aussi signé une charte sur l'éthique des élus et l'exemplarité" et ne peut donc, dans ces conditions, s'engager derrière Mme Spillebout.

"Si on veut m'exclure pour ça, je dirai précisément pourquoi...", lâche-t-elle.

L'ex-PS Violette Spillebout, ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry à la mairie de Lille, a été investie le 24 juillet par les instances nationales de LREM en l'emportant après une âpre compétition interne face à Valérie Petit, proche du ministre et homme fort de la métropole lilloise (MEL) Gérald Darmanin, longtemps considérée comme favorite.

Durant cette campagne, Mme Petit avait dénoncé des "pressions" et "intimidations" venues, selon elle, du camp Spillebout.

Valérie Petit déplore aussi "l'obsession" de la candidate LREM vis-à-vis de la maire sortante PS Martine Aubry, probable prochaine candidate à un ultime mandat, qui "fait oublier le combat pour la victoire à Lille".

Si elle continuera à siéger au groupe LREM à l'Assemblée, Mme Petit, qui a déjà "alerté" au printemps, avec plusieurs collègues députés du Nord, sur les "méthodes" des responsables départementaux du parti présidentiel, sera "attentive (...) dans les prochains mois", avant de décider si elle reste ou pas à LREM.

D'ici là, elle s'investira dans le combat pour la MEL où elle mettra "toutes ses forces pour faire gagner la majorité présidentielle". Gérald Darmanin est, à ses yeux, "le meilleur candidat" pour en prendre la tête en mars, après les municipales.

Valérie Petit souhaite siéger à la MEL et sera donc candidate sur une liste dans une ville de la métropole. Pas à Lille donc, mais l'intéressée dévoilera plus tard son choix.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le