Municipales à Lyon: le patron de LREM assure que la situation « sera très claire »
Le patron de La République en marche (LREM), Stanislas Guerini, a assuré mardi que la situation serait "très claire" entre Gérard...

Municipales à Lyon: le patron de LREM assure que la situation « sera très claire »

Le patron de La République en marche (LREM), Stanislas Guerini, a assuré mardi que la situation serait "très claire" entre Gérard...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le patron de La République en marche (LREM), Stanislas Guerini, a assuré mardi que la situation serait "très claire" entre Gérard Collomb et son ex-dauphin devenu concurrent pour la métropole de Lyon, David Kimelfeld, au moment des élections de mars prochain.

"Je veux qu'ils bossent ensemble et qu'on parte alors rassemblés", a affirmé le délégué général du parti sur Cnews.

M. Collomb, réélu maire depuis 2001, et M. Kimelfeld, président de la métropole depuis 2017, sont candidats déclarés à la présidence de cette collectivité, véritable siège du pouvoir lyonnais qui fera l'objet d'un scrutin parallèle aux municipales dans 59 communes de l'agglomération.

M. Collomb souhaite quitter la mairie pour reprendre le siège de la métropole qu'il avait laissé à M. Kimelfeld en partant au ministère de l'Intérieur en mai 2017, et qu'il ne lui a pas repris à son retour à Lyon en octobre 2018. Mais M. Kimelfeld compte rester en place et s'est déclaré candidat à l'investiture LREM à la métropole.

Au début de l'été, Emmanuel Macron a rencontré séparément les deux hommes en leur demandant de s'entendre, et Gérard Collomb avait proposé dans la foulée de partager, en cas de victoire, la fin de son mandat avec M. Kimelfeld pour préparer la succession. Mais ce dernier lui a immédiatement adressé une fin de non-recevoir.

Pour M. Guerini, la solution semble résider dans un partage des pouvoirs entre les deux hommes, la mairie pour l'un, la métropole pour l'autre, les deux mandats n'étant pas cumulables.

"Je ne sais pas dans quel sens il faut le faire mais je crois que pour le bien des Lyonnaises et des Lyonnais, ça serait bien d'additionner les énergies, ces deux personnalités ont beaucoup apporté à la ville et à la métropole de Lyon", a-t-il commenté.

"Nous avons pas encore pris notre décision, on discute et on va voir mais ce sera très clair pour les électeurs (...) quand ils se présenteront devant eux", a-t-il assuré.

Dans un entretien accordé lundi à L'Opinion, David Kimelfeld a rappelé que "rien n'(était) réglé".

"Je suis candidat à la présidence de la métropole pour poursuivre mon travail. Je ne veux pas croire que la décision (d'investiture de LREM, ndlr) sera différente. Si c'est le cas, il faudra alors peut-être écrire une autre histoire", a-t-il ajouté, menaçant à son tour, à demi-mot, de faire cavalier seul.

Au cours du week-end, il avait indiqué à la chaîne BFM Lyon que l'investiture LREM pour les municipales et métropolitaines de Lyon était attendue "fin septembre, début octobre".

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le