Municipales à Marseille : « ce n’est pas le rôle du président » de choisir les candidats, dit Macron
Interrogé sur les municipales en marge d'un déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a déclaré que sa priorité était "le projet"...

Municipales à Marseille : « ce n’est pas le rôle du président » de choisir les candidats, dit Macron

Interrogé sur les municipales en marge d'un déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a déclaré que sa priorité était "le projet"...
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Interrogé sur les municipales en marge d'un déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a déclaré que sa priorité était "le projet" qui serait porté pour la deuxième ville de France, et que le choix des candidats n'entrait pas dans son "rôle".

"Ce qui m'importe, c'est que les projets les plus ambitieux pour Marseille sortent, puis après les responsables politiques prendront leurs responsabilités et les partis désigneront des candidats. Ce n'est pas le rôle du président de la République", a déclaré M. Macron, interrogé lors d'une visite dans un Pôle Emploi qui a précédé sa participation au Sommet des deux rives de la Méditerranée.

"Ce qui m'intéresse d'abord, c'est l'avenir de Marseille, qui est la deuxième ville de France. Je considère que l'Etat a aussi quelque chose à voir avec cette ville dans le sens où la France ne peut pas réussir si Marseille ne réussit pas", a-t-il poursuivi.

Le chef de l'Etat a en outre estimé que la ville "est aujourd'hui prise dans des difficultés très profondes et (que) l'État ne peut pas s'en désengager. Ca n'est pas simplement une affaire municipale", a-t-il ensuite insisté devant la presse après la clôture du Sommet.

"Je pense qu'il y a ici énormément de potentialités (...) c'est une ville à laquelle je suis très attaché, dans laquelle je sens qu'il y a aussi beaucoup de possibilités de faire", a-t-il poursuivi à propos de la cité phocéenne qu'il revendique être "sa ville de cœur".

La précampagne pour les municipales a débuté à Marseille, dont le maire LR Jean-Claude Gaudin ne briguera pas de nouveau mandat, après 25 ans à la tête de la ville, et où la majorité présidentielle n'a pas encore défini de stratégie.

Depuis les résultats des européennes, où le RN est arrivé largement en tête (26,3%), devant LREM (20,6%), EELV (13,7%) et LR (8,3%), l'idée d'une union de la droite et de LREM a circulé, défendue notamment par M. Gaudin et Martine Vassal, présidente LR de la métropole et du département des Bouches-du-Rhône, et possible candidate.

Une visite de Brigitte Macron mi-juin à Marseille, où elle a déjeuné avec eux, a encouragé les défenseurs d'un tel scénario. Mais du côté du parti présidentiel, Marseille, fief historique de la droite, est un cas épineux: au niveau local, les militants ont refusé toute alliance dès le premier tour avec la droite. C'est aussi la position du seul candidat ouvertement déclaré aujourd'hui à l'investiture LREM, le député Saïd Ahamada.

La plupart des responsables politiques locaux, ainsi que les parlementaires et grands élus marseillais, ont d'ailleurs retrouvé M. Macron lors d'un déjeuner à l'issue du Sommet des deux rives. Les entourages de plusieurs d'entre eux affirmaient que le déjeuner devait être consacré aux questions de coopération en Méditerranée. Mais certains n'excluaient pas d'aborder, au détour d'un plat, le sujet des municipales avec le chef de l'Etat.

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