Municipales à Marseille : « Il faut un plan Marshall pour cette ville » déclare Julien Bayou (EELV)
À deux mois des élections municipales, des listes écologistes sont en tête dans les sondages de plusieurs grandes villes, comme Lyon, Bordeaux, Montpellier. Un intérêt qui ne pousse pas le parti à multiplier les alliances. ​

Municipales à Marseille : « Il faut un plan Marshall pour cette ville » déclare Julien Bayou (EELV)

À deux mois des élections municipales, des listes écologistes sont en tête dans les sondages de plusieurs grandes villes, comme Lyon, Bordeaux, Montpellier. Un intérêt qui ne pousse pas le parti à multiplier les alliances. ​
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

 « Nous soutenons les projets écologistes aux municipales, les groupes locaux » affirme le secrétaire national d’EELV Julien Bayou. Le parti écologiste décroche des intentions de vote assez élevées dans plusieurs villes pour les prochaines municipales : et il compte bien s’attaquer aux grandes métropoles.

À Marseille, Julien Bayou parle de la nécessité d’un « sursaut » écologiste. Mais la liste EELV fait face à une liste union de la gauche, menée par l’écologiste Michèle Rubirola.  « Nous avons choisi de porter une liste écolo en constatant que la non gestion de Gaudin provoque l'effondrement de la ville. »

« Il faut un plan Marshall pour cette ville, en matière d'habitats indignes, de transports » déclare-t-il. « Pendant des mois, il y a eu des tractations à gauche et puis finalement ils ont décidé avec Michele Rubirola, que leur priorité ce serait l’écologie. Tant mieux. Puisque c'est l’écologie et bien rejoignez-nous, travaillons ensemble. »

Une alliance avec Hidalgo à Paris ?

« Dans le bilan d’Anne Hidalgo, il y a des choses qui vont dans le bon sens et qui ont été portées par les écologistes. Mais il y a aussi beaucoup d'incohérences » analyse Julien Bayou. Pour EELV, il n‘y aura donc pas de liste commune au 1er tour avec l’actuelle maire de Paris, qui vient d’annoncer sa candidature.

Dans le projet d’Anne Hidalgo pourtant, des mesures écologiques sont prévues. Mais ce n’est pas suffisant pour le secrétaire national d’EELV. « L'ONU nous dit ‘on a 10 ans pour agir’ » argue Julien Bayou. « Nous n'avons pas envie d'attendre 35 ans qu'un responsable socialiste ou autre daigne mettre des mesures en œuvre. Donc nous disons : si vous voulez de l'écologie, votez pour les écologistes. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le