Municipales à Marseille: Jacob (LR) critique Macron « chef de parti »
Christian Jacob, chef de file des députés LR, a appelé mardi Emmanuel Macron à "s'occuper aussi un peu des intérêts de la France"...

Municipales à Marseille: Jacob (LR) critique Macron « chef de parti »

Christian Jacob, chef de file des députés LR, a appelé mardi Emmanuel Macron à "s'occuper aussi un peu des intérêts de la France"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Christian Jacob, chef de file des députés LR, a appelé mardi Emmanuel Macron à "s'occuper aussi un peu des intérêts de la France" plutôt que d'agir en tant que "chef de parti" dans la perspective des municipales, en particulier à Marseille.

Emmanuel Macron a déjeuné lundi à Marseille avec la plupart des responsables politiques locaux ainsi que des parlementaires à l'issue du "sommet des deux rives" de la Méditerranée qu'il a clôturé. Quatre jours plus tôt, c'est son épouse Brigitte qui avait déjeuné avec Jean-Claude Gaudin, le maire LR de la ville où le jeu politique est ouvert pour les municipales de 2020.

Interrogé sur Europe 1 sur ces déplacements, Christian Jacob a estimé que "ce serait bien que le président de la République, au-delà de la politique politicienne, s'occupe aussi un peu des intérêts de la France".

"Que le président rencontre le maire d'une grande ville comme Marseille c'est normal", et "si on parle positionnement de la ville sur la Méditerranée (...) ça a un intérêt", a estimé le candidat à la présidence des Républicains. "Simplement, il ne faut pas que ce soit une seule logique politicienne", a-t-il insisté.

Alors qu'on lui faisait remarquer que Nicolas Sarkozy avait agi lui aussi comme un chef de parti alors qu'il était chef de l'Etat, M. Jacob a estimé que "le sentiment d'avoir affaire à un chef de parti (plutôt) qu'à un président de la République" était avec M. Macron "quand même beaucoup plus" fort. "J'espère qu'il va revenir à l'essentiel", a-t-il ajouté.

Il s'est par ailleurs opposé à toute "alliance d'appareils" entre LR et LREM pour les municipales, un scrutin pour lequel "on laisse la liberté aux maires de composer leur liste en fonction des situations et des projets dans leur ville".

"Les électeurs attendent un projet pour leur ville. Il n'y a pas des trottoirs de gauche, des trottoirs de droite et des trottoirs En marche: on décide de refaire des trottoirs ou pas", a-t-il argumenté.

Interrogé à Marseille lundi, Emmanuel Macron a assuré que sa priorité était "le projet" qui serait porté pour la deuxième ville de France, et que le choix des candidats n'entrait pas dans son "rôle".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le