Municipales à Marseille: Saïd Ahamada candidat à l’investiture LREM
Le député des quartiers Nord Saïd Ahamada a annoncé samedi dans la Provence sa candidature à l'investiture LREM pour l'élection...

Municipales à Marseille: Saïd Ahamada candidat à l’investiture LREM

Le député des quartiers Nord Saïd Ahamada a annoncé samedi dans la Provence sa candidature à l'investiture LREM pour l'élection...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député des quartiers Nord Saïd Ahamada a annoncé samedi dans la Provence sa candidature à l'investiture LREM pour l'élection municipale à Marseille, une première candidature pour son parti.

Le quadragénaire, impliqué dans la lutte contre les inégalités et les pollutions, assure avoir "le profil" pour "aller au-delà de notre électorat en amenant des gens de tous horizons, notamment des quartiers populaires".

Ce fils d'immigré qui a grandi dans une cité sensible, Felix-Pyat (3e), fustige la majorité actuelle de Jean-Claude Gaudin (LR), fortement critiquée pour sa gestion du drame de la rue d'Aubagne: "on ne peut plus faire de la politique depuis un hôtel de ville, un peu au dessus des réalités".

Dans l'interview accordée à La Provence, le député met en avant "un projet écologique associant les citoyens" pour une des villes les plus polluées de France. "On fera tout pour que les industries se tournent résolument vers l'écologie et fassent de Marseille une référence".

Pour succéder à Jean-Claude Gaudin, qui ne briguera pas de cinquième mandat, un élu de la majorité, le sénateur LR Bruno Gilles, a déjà affiché sa volonté d'être "candidat jusqu'au bout" en mai. Stéphane Ravier, lui aussi sénateur, a également annoncé sa candidature pour le Rassemblement national.

A LREM, outre Saïd Ahamada, les noms des universitaires Yvon Berland et Jean-Philippe Agresti circulent aussi pour l'élection de 2020. Aux élections européennes, LREM a totalisé 20% des voix à Marseille, contre 26% pour le RN.

Saïd Ahamada, 46 ans et père de deux enfants, est né à Saint-Denis de la Réunion d'une mère française et d'un père comorien, avant de rejoindre Marseille.

En politique, ce haut fonctionnaire s'est d'abord engagé chez les Verts, avant de rejoindre un temps le Modem, puis la liste de Samia Ghali (PS) pour les municipales de 2014. En 2017, il est élu député LREM de la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône, qui englobe une grande partie des quartiers Nord.

M. Ahamada est l'un des huit porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale, et membre de la commission des Finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire. Il a porté plusieurs amendements relatifs à la pollution du transport maritime.

Partager cet article

Dans la même thématique

Municipales à Marseille: Saïd Ahamada candidat à l’investiture LREM
4min

Politique

LFI : « Jean-Luc Mélenchon donne l’impression que la gauche est plus dangereuse que le RN », déplore Pierre Jouvet (PS)

Invité de notre matinale, Pierre Jouvet a critiqué les prises de position récentes de Jean-Luc Mélenchon et a appelé les militants et élus Insoumis à se désolidariser des propos de leur leader politique. A l’approche des municipales, le PS exclut des alliances avec des Insoumis « qui ne condamnent pas les propos de Jean-Luc Mélenchon. »

Le

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le