Municipales: à Marseille, Samia Ghali candidate « de gauche mais libre »
"Je suis de gauche, mais aussi une femme libre": désormais en rupture avec le PS, la sénatrice Samia Ghali a estimé vendredi...

Municipales: à Marseille, Samia Ghali candidate « de gauche mais libre »

"Je suis de gauche, mais aussi une femme libre": désormais en rupture avec le PS, la sénatrice Samia Ghali a estimé vendredi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"Je suis de gauche, mais aussi une femme libre": désormais en rupture avec le PS, la sénatrice Samia Ghali a estimé vendredi être "peut-être la seule candidate à la mairie de Marseille à avoir la capacité à rassembler tout le monde".

"Je veux faire des choix pragmatiques, sans me demander si ce sont des choix de gauche ou de droite", a plaidé l'élue des Bouches-du-Rhône, en présentant "au nom du peuple de Marseille" un programme de 152 "engagements", dont la possibilité de référendums locaux, sur des questions comme la vente du stade Vélodrome à l'OM par exemple.

Parmi ces propositions, certaines pourront séduire à gauche, comme le taux de 25% de logements sociaux dans chacun des huit secteurs de la ville, le permis de louer obligatoire sur toute la ville, les transports gratuits pour les moins de 26 ans et les plus de 65 ans non imposables, ou l'accueil gratuit des élèves de 07H30 à 18H30.

Mme Ghalia a aussi affiché sa volonté de "mettre le paquet" sur la rénovation des écoles et d'en finir avec "les rats, les trous des balles de Kalachnikov dans les murs et les seaux pour récupérer la pluie à travers les plafonds". Elle a aussi mis en avant son ambition de mettre l'environnement au coeur de sa gestion, dans une ville où "la pollution fait 2.600 morts par an", victimes notamment des bateaux de croisière, "ces usines à cancer".

Attachée à un "retour de l'autorité municipale", l'élue a dit aussi viser un doublement de 450 à 900 du nombre de policiers municipaux et le développement de la vidéo-surveillance et du dispositif des "voisins vigilants; et s'est prononcée pour imposer un uniforme à l'école.

S'engageant à faire deux mandats de maire maximum, Mme Ghali s'est dit ouverte à une fusion avec d'autres listes au 2e tour. "Mais je ne suis pas achetable", a-t-elle insisté, répétant également son opposition claire au RN: "Je ne serai pas la responsable de l'élection du Rassemblement national à la ville".

Parmi les autres candidats pour succéder à Jean-Claude Gaudin (LR), qui ne briguera pas un 5e mandat, figurent le sénateur RN Stéphane Ravier, la présidente LR des Bouches-du-Rhône et de la métropole Martine Vassal ou l'ancien président de la faculté d'Aix-Marseille Yvon Berland pour LREM.

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Municipales: à Marseille, Samia Ghali candidate « de gauche mais libre »
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Municipales: à Marseille, Samia Ghali candidate « de gauche mais libre »
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le