Municipales à Paris: face à Griveaux, Villani montre les muscles
Cédric Villani, candidat à l'investiture de La République en marche pour les municipales à Paris, a entendu démontrer sa force, jeudi soir, lors...

Municipales à Paris: face à Griveaux, Villani montre les muscles

Cédric Villani, candidat à l'investiture de La République en marche pour les municipales à Paris, a entendu démontrer sa force, jeudi soir, lors...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Cédric Villani, candidat à l'investiture de La République en marche pour les municipales à Paris, a entendu démontrer sa force, jeudi soir, lors d'un meeting devant quelque 500 partisans, en prônant le renouveau et le dépassement des clivages.

La commission nationale d'investiture de LREM doit rendre sa décision mercredi quant à la tête de liste parisienne des troupes macronistes. Benjamin Griveaux, ex-porte parole du gouvernement, apparaît comme favori.

"Plus on prendra le temps de bien apprécier les forces en présence, de bien débattre, ce ne sera pas du temps perdu", a fait valoir M. Villani en marge de la réunion, en laissant entendre qu'il souhaitait que le choix des commissaires de LREM soit retardé.

Devant ses troupes, le député mathématicien s'est livré à un discours fleuve de plus d'une heure et demie, au cours duquel il a chaleureusement remercié son ex-concurrent à l'investiture et désormais allié, Mounir Mahjoubi, rallié à lui la veille.

Cédric Villani (g) avec son ex-concurrent et désormais allié, Mounir Mahjoubi, lors d'un meeting à Paris, le 4 juillet 2019
Cédric Villani (g) avec son ex-concurrent et désormais allié, Mounir Mahjoubi, lors d'un meeting à Paris, le 4 juillet 2019
AFP

Sans jamais citer M. Griveaux, il s'est en revanche livré à des satisfécits appuyés à l'endroit d'Anne Lebreton, une autre candidate à l'investiture LREM mais présente au meeting, aux socialistes François Vauglin, maire du XIè arrondissement, ou l'ex-ministre Myriam El Khomri, autant qu'à la cheffe de file de la droite parisienne Florence Berthout, récemment démissionnaire de LR, la maire du IXè, Delphine Burkli, proche d'Edouard Philippe, ou le candidat déclaré à la mairie Pierre-Yves Bournazel, membre du parti pro-Macron Agir. "Le rassemblement des énergies", résume le mathématicien, dont les invitations à son meeting lancées à une dizaine de députés LREM ont été honorées jeudi soir.

La liste des nommés se voulait autant de preuves de sa puissance face à M. Griveaux, réputé pour sa part engranger les soutiens d'une bonne partie de l'appareil de LREM, alors que les deux candidats recueillent les mêmes inentions de vote dans une récente étude - 25%, en tête devant la maire sortante PS Anne Hidalgo.

Sur le fond, "je veux être le premier maire écologiste de Paris", a lancé M. Villani, qui s'en est pris à plusieurs reprises à Mme Hidalgo.

Celui qui revendique une originalité sur la forme - "Ils ont été nombreux à me le dire : rentrer dans le moule, faire comme les autres, mais je ne changerai pas" - entend par ailleurs appliquer la formule à sa future gouvernance, en prônant l'association des experts et politiques à la société civile dans la prise des décisions municipales. Et il a prévenu: "Le bazar parisien actuel, si considérable soit-il, ne m'effraie pas plus qu'un autre".

Partager cet article

Dans la même thématique

Festival Terre de Jim : Deplacement Edouard Philippe
6min

Politique

Retraite à 65 ans : la stratégie du « courage politique » d'Édouard Philippe peut-elle être payante ?

À la peine dans les sondages au point de disparaître de la photographie du second tour de la présidentielle dans les dernières enquêtes, Édouard Philippe a présenté sa réforme des retraites, attendue depuis des mois. Une réforme qui propose un « allongement progressif » de l'âge de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation. La mesure « ne va pas faire augmenter sa cote de popularité », pressent son entourage, qui fait le pari de la responsabilité et du courage.

Le

Stockphoto – gas gas stove light fire crisis
4min

Politique

Prix des énergies : l’UE s’attend à un « hiver difficile » 

Les factures d’énergie bondissent. À cause de la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d’Ormuz, les importations d’hydrocarbures ont coûté plus de 100 milliards d’euros supplémentaires à l’Union européenne depuis la fin février. Et l’hiver s’annonce « difficile » de l’aveu même de Dan Jorgensen, le commissaire européen à l’énergie. L’Union européenne prévoit des mesures d’urgence, quitte à faire une entaille dans sa politique climatique.

Le