Municipales à Paris: l’Insoumise Simonnet veut « rompre avec la logique d’attractivité »
L'élue d'opposition de La France insoumise Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour la mairie de Paris à la tête d'un...

Municipales à Paris: l’Insoumise Simonnet veut « rompre avec la logique d’attractivité »

L'élue d'opposition de La France insoumise Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour la mairie de Paris à la tête d'un...
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L'élue d'opposition de La France insoumise Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour la mairie de Paris à la tête d'un collectif citoyen, souhaitant "rompre avec la logique d'attractivité" de la ville promue selon elle par ses adversaires.

Cette annonce de candidature - qui ne faisait pas de doute mais qui doit encore être validée, dans les prochaines semaines, par l'appareil de LFI ainsi que par une "assemblée des communs" - intervient au lendemain de l'annonce de candidature du macroniste Cédric Villani en dissidence de Benjamin Griveaux.

"Le feuilleton Griveaux-Villani prouve que tout est ouvert dans cette municipale, personne ne peut prédire l'issue du scrutin", a déclaré lors d'une conférence de presse près de l'Hôtel de Ville Mme Simonnet, dont les chances de gagner la mairie paraissent quasi nulles. Seule conseillère municipale parisienne d'opposition à gauche, elle partira sans les communistes et EELV, qui font partie de la majorité sortante d'Anne Hidalgo.

"Que ce soit Villani, Griveaux, Hidalgo, ils sont tous d'accord sur la politique d'attractivité, ils vont poursuivre la logique qui favorise la spéculation et les lobbys", a-t-elle dénoncé. En effet, selon elle, "en trois mandats de Bertrand Delanoë puis d'Anne Hidalgo, on se retrouve dans une situation de "gentrification, de bétonnisation et de privatisation".

Tous ses concurrents sont "dans la logique du Paris attractif: Paris doit rayonner, aspirer les moyens financiers, les touristes, les créations d'emploi, peu importe qu'ils rejettent toujours plus loin ceux qui doivent bosser à Paris, les pompiers, employés, caissiers, femmes de chambre", a ajouté la coordinatrice du Parti de gauche, composante fondatrice de LFI.

Elle a estimé être "la seule liste en rupture" avec cette logique, proposant plusieurs mesures: la pratique locale du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) cher aux "gilets jaunes", la réquisition des logements vides, le blocage des loyers, la préservation des espaces verts en pleine terre, le remplacement d'une place de stationnement sur deux par un arbre et les transports gratuits, notamment.

Son binôme, Claudio Pulgar Pinaud, militant associatif franco-chilien pour le "droit à la ville", s'est appuyé sur les exemples de Berlin et Vienne, où les municipalités mènent des politiques offensives de développement des logements sociaux. Il a aussi comparé la "démarche municipaliste" de la liste avec des succès récents pour la gauche, comme à Valparaiso et Barcelone où "l'alternative à l'Etat et aux crises écologiques et sociales" s'est construite à partir du "niveau local".

Danielle Simonnet n'a cependant pas souhaité préciser les soutiens citoyens et associatifs reçus dans le cadre de son appel "Décidons nous-mêmes".

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