Municipales à Paris: l’Insoumise Simonnet veut « rompre avec la logique d’attractivité »
L'élue d'opposition de La France insoumise Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour la mairie de Paris à la tête d'un...

Municipales à Paris: l’Insoumise Simonnet veut « rompre avec la logique d’attractivité »

L'élue d'opposition de La France insoumise Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour la mairie de Paris à la tête d'un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'élue d'opposition de La France insoumise Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour la mairie de Paris à la tête d'un collectif citoyen, souhaitant "rompre avec la logique d'attractivité" de la ville promue selon elle par ses adversaires.

Cette annonce de candidature - qui ne faisait pas de doute mais qui doit encore être validée, dans les prochaines semaines, par l'appareil de LFI ainsi que par une "assemblée des communs" - intervient au lendemain de l'annonce de candidature du macroniste Cédric Villani en dissidence de Benjamin Griveaux.

"Le feuilleton Griveaux-Villani prouve que tout est ouvert dans cette municipale, personne ne peut prédire l'issue du scrutin", a déclaré lors d'une conférence de presse près de l'Hôtel de Ville Mme Simonnet, dont les chances de gagner la mairie paraissent quasi nulles. Seule conseillère municipale parisienne d'opposition à gauche, elle partira sans les communistes et EELV, qui font partie de la majorité sortante d'Anne Hidalgo.

"Que ce soit Villani, Griveaux, Hidalgo, ils sont tous d'accord sur la politique d'attractivité, ils vont poursuivre la logique qui favorise la spéculation et les lobbys", a-t-elle dénoncé. En effet, selon elle, "en trois mandats de Bertrand Delanoë puis d'Anne Hidalgo, on se retrouve dans une situation de "gentrification, de bétonnisation et de privatisation".

Tous ses concurrents sont "dans la logique du Paris attractif: Paris doit rayonner, aspirer les moyens financiers, les touristes, les créations d'emploi, peu importe qu'ils rejettent toujours plus loin ceux qui doivent bosser à Paris, les pompiers, employés, caissiers, femmes de chambre", a ajouté la coordinatrice du Parti de gauche, composante fondatrice de LFI.

Elle a estimé être "la seule liste en rupture" avec cette logique, proposant plusieurs mesures: la pratique locale du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) cher aux "gilets jaunes", la réquisition des logements vides, le blocage des loyers, la préservation des espaces verts en pleine terre, le remplacement d'une place de stationnement sur deux par un arbre et les transports gratuits, notamment.

Son binôme, Claudio Pulgar Pinaud, militant associatif franco-chilien pour le "droit à la ville", s'est appuyé sur les exemples de Berlin et Vienne, où les municipalités mènent des politiques offensives de développement des logements sociaux. Il a aussi comparé la "démarche municipaliste" de la liste avec des succès récents pour la gauche, comme à Valparaiso et Barcelone où "l'alternative à l'Etat et aux crises écologiques et sociales" s'est construite à partir du "niveau local".

Danielle Simonnet n'a cependant pas souhaité préciser les soutiens citoyens et associatifs reçus dans le cadre de son appel "Décidons nous-mêmes".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le