Municipales: appels à un report, l’exécutif tient sa ligne
Des présidents de région et des élus de tous bords réclamaient samedi soir un report des élections municipales dont le premier...

Municipales: appels à un report, l’exécutif tient sa ligne

Des présidents de région et des élus de tous bords réclamaient samedi soir un report des élections municipales dont le premier...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Des présidents de région et des élus de tous bords réclamaient samedi soir un report des élections municipales dont le premier tour est prévu dimanche en raison de la propagation du coronavirus, mais l'exécutif a fait savoir que le maintien était de mise.

Les présidents de cinq régions - Xavier Bertrand (Hauts de France), Carole Delga (Occitanie), Renaud Muselier (PACA), Gilles Simeoni (Corse) et Hervé Morin (Normandie) - ont appelé à un report du scrutin, dans la foulée des nouvelles mesures de confinement annoncées par Edouard Philippe samedi soir.

"Il était légitime de maintenir le souffle démocratique de notre Nation ! Mais ce soir, face aux faits, il devient raisonnable, cohérent et même nécessaire de reporter le scrutin #municipal. Il devra se tenir une fois l’épidémie vaincue collectivement", a ainsi écrit sur Twitter M. Muselier, par ailleurs président de l'association des régions de France.

Le maire sortant de Montpellier (DVG) Philippe Saurel, le premier vice-président du Sénat (LR) Philippe Dallier, le député européen (PS/Place Publique) ou encore le député (LFI) Eric Coquerel ont fait à leur tour connaître leurs doutes ou oppositions à la tenue du scrutin.

"Nos mandats valent moins que la santé de nos concitoyens. La position n’est pas tenable", a estimé pour sa part le maire (DVD) de Reims, Arnaud Robinet, proche d'Edouard Philippe, disant attendre "une réponse du gouvernement dans la soirée".

"Les dernières annonces de Philippe font peser un risque sur la participation et donc sur la sincérité du scrutin", a pour sa part déploré auprès de l'AFP le secrétaire national d'EELV Julien Bayou.

Mais samedi en fin de soirée, l'Elysée tenait sa ligne en affirmant, conformément à ce qu'avait annoncé Emmanuel Macron jeudi soir, que "le premier tour du scrutin aura lieu demain".

"Le Président a pris sa décision jeudi après avoir consulté l'ensemble des responsables politiques et après avoir eu l'assurance, par le comité scientifique, que ce scrutin pouvait se dérouler sans risques pour les Français. Protéger les Français et maintenir l'unité du pays ont été les deux principes qui ont guidé son action", a souligné l'Elysée

"Ce sont les mêmes qui ont réclamé le maintien à tout prix jeudi, sur un ton parfois menaçant, qui demandent à présent l'annulation à la veille... Il faut être sérieux, à défaut d'être cohérent", s'est encore agacé un proche du président.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le