Municipales: « Aucune alliance » possible du PS avec LREM, assure Faure
"Aucune alliance" ne sera possible entre des candidats socialistes et LREM lors des municipales, et ceux qui souhaitent soutenir...

Municipales: « Aucune alliance » possible du PS avec LREM, assure Faure

"Aucune alliance" ne sera possible entre des candidats socialistes et LREM lors des municipales, et ceux qui souhaitent soutenir...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"Aucune alliance" ne sera possible entre des candidats socialistes et LREM lors des municipales, et ceux qui souhaitent soutenir un candidat de la majorité devront quitter le PS, a prévenu lundi le premier secrétaire Olivier Faure.

"Pour toutes celles et ceux qui se sont battus toute leur vie pour lutter contre les inégalités, les discriminations, les injustices, ceux-là ne peuvent pas rejoindre cette majorité et c'est la raison pour laquelle il n'y aura aucune alliance en France avec En Marche pour des candidats socialistes", a souligné M. Faure sur Europe 1.

Interrogé sur l'affaire du courrier signé du directeur de cabinet de Richard Ferrand, Jean-Marie Girier, se proposant de créer une "task-force (équipe dédiée, ndlr) pour +chasser+ les maires" PS, il a indiqué avoir écrit au président de l'Assemblée nationale "pour lui demander" quelles étaient les fonctions et missions exactes de son collaborateur.

Comment des socialistes pourraient-ils "rejoindre" la majorité, alors que "l'acte 2 du quinquennat" d'Emmanuel Macron consiste à vouloir "prélever 3,5 milliards sur les chômeurs, reprendre de l'argent supplémentaire sur les APL, fixer un âge pivot à 64 ans pour les retraites, (demander à) des gens déjà largement précaires (...) de choisir entre la décote ou la misère pendant des années avant de toucher la retraite à taux plein", a-t-il énuméré.

"S'il en est qui considèrent que cette politique-là est une politique qu'ils peuvent soutenir, alors ce que je leur dis c'est qu'il faut qu'ils partent à La République en marche, il faut qu'ils considèrent que leur place n'est plus chez les socialistes, n'est plus à gauche", a tranché Olivier Faure.

Interrogé par ailleurs sur le retour sur le devant de la scène de Bernard Cazeneuve, qui fait envisager à certains une candidature de l'ancien Premier ministre à la présidentielle de 2022, M. Faure a remarqué que "nous sommes encore à trois ans de l'élection présidentielle". "Pitié, de grâce, ne commençons pas, trois ans à l'avance, à faire l'élection présidentielle, quand nous avons tout le temps pour pouvoir avancer et rassembler les forces éparses de la gauche", a-t-il demandé.

Soulignant que M. Cazeneuve est "un ami personnel" et "un atout pour la gauche", il a estimé qu'"il faut allier l'expérience et la nouveauté". "Et vous ne me ferez pas dire quoi que ce soit de plus ou de moins", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Municipales: « Aucune alliance » possible du PS avec LREM, assure Faure
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le