Municipales: Borloo à Paris ? L’intéressé ironise sur les « rumeurs »
L'ancien ministre Jean-Louis Borloo, souvent considéré comme Macron-compatible, a commenté mercredi les "rumeurs" sur son...

Municipales: Borloo à Paris ? L’intéressé ironise sur les « rumeurs »

L'ancien ministre Jean-Louis Borloo, souvent considéré comme Macron-compatible, a commenté mercredi les "rumeurs" sur son...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancien ministre Jean-Louis Borloo, souvent considéré comme Macron-compatible, a commenté mercredi les "rumeurs" sur son parachutage comme candidat de la majorité présidentielle aux élections municipales à Paris, ironisant sur ce "marquis de +source sûre+ qui règne partout".

Interrogé sur le sens qui pourrait être donné à sa visite à Calais (Pas-de-Calais) aux côtés de la maire LR Natacha Bouchart à quelques mois du scrutin, l'ex-maire centriste de Valenciennes (Nord) a lâché: "Je m'en contrefous !"

"Quant aux rumeurs" lui prêtant telle ou telle ambition politique, "ça fait des années que je dois être ministre des Affaires étrangères de François Hollande... tête de liste aux européennes pour LREM... remplaçant d’Édouard Philippe (à Matignon)... et candidat la mairie de Paris… Ça va !", a-t-il aussitôt ajouté.

"Vous savez, le personnage le plus important de la vie faussement démocratique, c'est le marquis de +source sûre+ qui règne partout", a encore plaisanté M. Borloo.

Ces derniers temps, face à la rivalité entre le candidat investi par LREM dans la capitale, Benjamin Griveaux, et le dissident Cédric Villani, le nom de Jean-Louis Borloo est régulièrement évoqué comme possible candidat de rassemblement pour la majorité présidentielle.

Fin octobre, François Bayrou, patron du MoDem et proche du président de la République, a ainsi publiquement appelé la majorité à "réfléchir à un plan B à Paris", précisant que Jean-Louis Borloo ou encore la ministre de la Santé Agnès Buzyn pourraient incarner ce "plan B".

Venu parler à Calais de la politique de la ville avec la maire Natacha Bouchart, pour qui il a "de l'admiration", M. Borloo a assuré qu'il n'avait "aucun agenda".

"Tout ça, c’est gratuit et ça continue à me passionner. S'il y a besoin d’un regard, d’un coup de main, je suis là (...) Je me fous des étiquettes politiques, ça n’a rien à voir. Vous savez, il y a une fratrie des maires et, quand on est maire , on l’est toute sa vie", a lancé l'ancien édile de Valenciennes.

Il a toutefois reconnu que l’action publique lui manquait: "C’est génial, l’action publique, c’est un des rares cas où vous faites des trucs plus grands que vous. Dans l’action publique, il y a peu de coups bas. Moi, je n’ai croisé que des gens intègres et généreux. L’action publique, c’est génial !".

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le