Municipales: Darmanin ne dira pas non si on lui demande de « servir son pays »
Le ministre Gérald Darmanin, tête de liste LREM aux municipales à Tourcoing (Nord), a réaffirmé jeudi qu'il était candidat "pour...

Municipales: Darmanin ne dira pas non si on lui demande de « servir son pays »

Le ministre Gérald Darmanin, tête de liste LREM aux municipales à Tourcoing (Nord), a réaffirmé jeudi qu'il était candidat "pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le ministre Gérald Darmanin, tête de liste LREM aux municipales à Tourcoing (Nord), a réaffirmé jeudi qu'il était candidat "pour être maire" de sa ville, tout en soulignant qu'il ne dirait pas non si on lui demandait de "servir son pays".

"Si je me présente au suffrage des électeurs en étant tête de liste, c'est pour être maire", a déclaré le ministre de l'Action et des Comptes publics en présentant son programme électoral à la tribune du théâtre municipal de Tourcoing.

M. Darmanin a arraché en 2014 à la gauche la deuxième ville du Nord, qu'il a dirigée jusqu'en 2017. Après son entrée au gouvernement, il a toutefois attendu quatre mois pour laisser son fauteuil de maire. Il est actuellement premier adjoint de sa ville.

"Mais j'ai toujours dit qu'un maire, c'était pas un maire et 40 cons. C'est une équipe municipale, c'est des adjoints qui sont là, présents. (Un maire), c'est quelqu'un qui est capable, en portant la voix nationalement, de faire avancer le territoire", a-t-il ajouté.

"Et je serais qui, mesdames et messieurs, si lorsqu'on me demande de servir mon pays, je réponds +non, c'est trop compliqué+, +non, c'est trop impopulaire+, +non, il y a des gens qui vont se fâcher+ ?", a-t-il interrogé son auditoire.

M. Darmanin a au passage rendu hommage à son ami, le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), qui a récemment multiplié les critiques à l'égard du président Emmanuel Macron.

Relancé par la presse en marge de son discours sur le choix qu'il ferait entre ministre et maire -selon la règle, non écrite, de non cumul entre les deux fonctions, réaffirmée récemment par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye- M. Darmanin a éludé: "Je ne présume pas du choix des électeurs et je ne présume pas non plus du choix du président de la République".

Mais si Emmanuel Macron lui demande de rester au gouvernement ? "Avec des si, on mettrait Tourcoing en bouteille", a-t-il plaisanté.

"Le président de la République fera son choix mais moi, je suis candidat pour être maire. Je souhaite être maire de ma ville", a encore dit Gérald Darmanin sans précision de durée.

A Lille, a par ailleurs indiqué le ministre, "je soutiens Violette Spillebout", la candidate macroniste, "mais je respecte Martine Aubry, qui est une femme avec qui on peut travailler, avec qui on peut s'entendre".

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le