Municipales: devant LREM, Bayrou met en garde contre « les combats d’étiquettes »
"Un maire, ça n'est pas un enjeu partisan" et les municipales "ne peuvent se résumer à un combat d'étiquettes", a mis en garde...

Municipales: devant LREM, Bayrou met en garde contre « les combats d’étiquettes »

"Un maire, ça n'est pas un enjeu partisan" et les municipales "ne peuvent se résumer à un combat d'étiquettes", a mis en garde...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Un maire, ça n'est pas un enjeu partisan" et les municipales "ne peuvent se résumer à un combat d'étiquettes", a mis en garde dimanche François Bayrou, le patron du MoDem, devant responsables et militants de La République en marche à Bordeaux.

Partenaires dans la majorité, LREM et MoDem accusent plusieurs divergences dans certaines communes en vue des municipales de mars, notamment quant à la question des investitures.

"Un maire ce n'est pas un enjeu partisan, c'est quelque chose d'autre", a soutenu M. Bayrou. "C'est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision, ça ne peut pas se résumer à un combat d'étiquettes", a-t-il poursuivi, en conclusion du "Campus des territoires" de LREM, sorte d'université d'été du parti qui s'est déroulé tout le week-end à Bordeaux.

Dans cette ville autrefois dirigée par Alain Juppé, MoDem et macronistes ont acté leur division: les troupes présidentielles ont investi Thomas Cazenave, alors que le parti de M. Bayrou a donné son onction au sortant Nicolas Florian, successeur d'Alain Juppé.

"Nous avons des échéances devant nous. Elles peuvent susciter des débats entre nous, ces débats sont normaux et salutaires", a aussi affirmé le maire de Pau et éphémère garde des Sceaux d'Emmanuel Macron.

"Maire, ce n'est pas une fonction politicienne. D'une certaine manière, à l'image de la fonction présidentielle, ces seules deux fonctions ont un lien direct, personnel, humain avec la communauté de ceux qui les élisent", a encore soutenu François Bayrou.

Dès lors, selon le leader centriste, "si on voulait transformer l'élection municipale en une élection d'affrontements de partis, on trahirait la vision que nous avons développée devant les Français, l'idée que la légitimité s'enracine et ne vient pas toujours du sommet".

"Si nous choisissions de transformer l'élection municipale en élection d'appareil contre appareil, alors on serait sûr de perdre", a-t-il encore prophétisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le