La tension monte chez les LR. Alors que le président du parti, Bruno Retailleau, a refusé d’apporter son soutien à Christian Estrosi, à Nice, qui est candidat face à Eric Ciotti, allié du RN, plusieurs cadres prennent la parole pour dénoncer la situation.
Après Xavier Bertrand et Michel Barnier, c’est le président LR du Sénat, Gérard Larcher, qui s’exprime et prend ses distances avec Bruno Retailleau, ancien président du groupe LR de la Haute assemblée. « A Nice, au-delà d’une campagne brutale et loin des principes du débat démocratique, Les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Estrosi et à son équipe. Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre. Il doit être respecté », a posté sur X Gérard Larcher.
« On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère », a justifié ce matin sur BFMTV-RMC Bruno Retailleau, évoquant « l’appel à la gauche et au communautarisme » de la part du maire sortant, qui compte pourtant plusieurs candidats LR sur sa liste. « C’est aux Niçoises et aux Niçois de trancher dans les urnes », soutient l’ex-ministre de l’Intérieur.
Avant la réaction de Gérard Larcher, Bruno Retailleau avait tenu à préciser ses propos polémiques. « Que les choses soient claires : ce matin sur BFMTV, j’ai redit que je ne soutenais pas Eric Ciotti, et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement national. LR a conclu un accord national avec Horizons qui a conduit à la désignation de Dominique Estrosi (Dominique Estrosi Sassone, ndlr) comme cheffe de file de notre mouvement dans la campagne de Christian Estrosi. Cet accord n’a pas été remis en question. Simplement, la campagne délétère à Nice m’a conduit à dénoncer ce climat qui ne grandit pas la politique et à rappeler que ce sont en définitive les électeurs niçois qui trancheront », a tenté d’expliquer le président des LR.