Municipales: Hollande ironise sur LREM et Mélenchon
L'ancien président François Hollande a ironisé jeudi soir devant des étudiants sur LREM, qui n'obtiendra selon lui pas de bons...

Municipales: Hollande ironise sur LREM et Mélenchon

L'ancien président François Hollande a ironisé jeudi soir devant des étudiants sur LREM, qui n'obtiendra selon lui pas de bons...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien président François Hollande a ironisé jeudi soir devant des étudiants sur LREM, qui n'obtiendra selon lui pas de bons scores aux municipales, et sur l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui n'aurait pas "d'idées".

"Ça m'étonnerait que les candidats En marche fassent des scores très importants et conquièrent des villes" aux élections municipales, a affirmé M. Hollande, devant le grand amphithéâtre comble de l’université Paris II Panthéon-Assas.

Interrogé sur un possible slogan de campagne pour LREM à Paris, il a choisi "Le changement, ce n'est pas pour maintenant'", slogan inverse de celui de sa campagne présidentielle victorieuse de 2012, "Le changement, c'est maintenant".

"Jean-Luc Mélenchon est un homme talentueux mais ce n'est pas parce qu'on a du talent qu'on a des idées", a-t-il également affirmé à propos du leader de la France insoumise, ajoutant: "Il milite pour une VIe République et une Assemblée constituante mais je n'ai pas vu dans son mouvement (LFI) une forme élaborée de démocratie".

Il a souhaité que M. Mélenchon, longtemps membre du Parti socialiste et ancien ministre de Lionel Jospin (délégué à l'Enseignement professionnel), avant de quitter le PS en 2008, "revienne à gauche, pas forcément au Parti socialiste, je ne vais pas jusque-là", a-t-il ironisé.

Selon lui, "la plus grande urgence, c'est de reconstituer une force centrale", qui "dépasse" le parti socialiste et "autour de laquelle le rassemblement et l'union se fera". "C'est mon message", a-t-il dit.

"Tous les partis méritent d'être revivifiés, il y a une absolue nécessité qu'on retrouve la vitalité des partis politiques", a lancé l'ancien président PS aux étudiants.

Partager cet article

Dans la même thématique

Municipales: Hollande ironise sur LREM et Mélenchon
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le