Municipales : Julien Bargeton rejoint Benjamin Griveaux
Julien Bargeton, sénateur (LREM) de Paris, a retiré sa candidature pour soutenir Benjamin Griveaux. Au micro de Public Sénat, il explique ses raisons.

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Julien Bargeton, sénateur (LREM) de Paris, a retiré sa candidature pour soutenir Benjamin Griveaux. Au micro de Public Sénat, il explique ses raisons.
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Candidat à l’investiture de la République en marche aux municipales à Paris, Julien Bargeton, sénateur (LREM) de Paris, s’est retiré pour soutenir Benjamin Griveaux. « À partir du moment où Benjamin Griveaux clarifiait en sortant du gouvernement et bien, moi j’ai clarifié une candidature qui ne pouvait pas prospérer jusqu’au bout » explique-t-il au micro de « Sénat 360 ».  « J’ai décidé de le rejoindre autour du projet qui est la seule chose qui m’anime. »

Le sénateur (LREM) de Paris a choisi de soutenir l’ancien porte-parole du gouvernement, pour au moins trois raisons : « J’ai rejoint Benjamin Giveaux parce qu’il est le premier à avoir fait montre d’une belle détermination pour aller à ce combat.  Et cette ambition est légitime. Il a fait preuve d’une constance dans sa volonté de se lancer dans la campagne de Paris. La deuxième raison c’est qu’il m’a tendu la main. Il est venu me voir en disant qu’il avait envie de travailler avec moi (…) Nous [avons] convenus que je pouvais travailler à ces côtés, sur le projet (…) Enfin, je pense que Benjamin Griveaux est le plus à même de réunir un certain nombre de marcheurs, autour de lui. Mais nous verrons, il doit convaincre. »

Alors qu’il s’oppose à elle dans ces municipales, Julien Bargeton connaît bien la maire de Paris puisqu’il a été son adjoint : « J’étais adjoint aux finances d’Anne Hidalgo (…) [Elle] est prisonnière de vieux clivages dont elle ne veut pas sortir. Elle reste dans ces alliances. Et finalement cette coalition, cette façon ancienne de voir la politique, l’empêche de passer un certain cap. Il ne faut pas se situer au niveau des personnes - moi je ne fais jamais d’attaques personnelles - mais je pense que l’on peut être, et de droite et de gauche à Paris, et changer radicalement la façon de faire. »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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